Réunion des pays voisins : Le coup d’éclat d’Alger

Réunion des pays voisins: Le coup d’éclat d’Alger

La diplomatie algérienne a retrouvé de l’éclat à la lumière de son initiative régionale et continentale, à travers le traitement de nombreux dossiers, notamment la tenue de la réunion des pays voisins de la Libye, et son leadership d’une initiative pour expulser l’entité sioniste de l’Union africaine, ainsi que la médiation dans le dossier du barrage de la Renaissance entre trois pays.

Dans le même temps, les participants à la réunion des pays voisins de la Libye, ouverte ce matin à Alger, ont unanimement convenu de la nécessité d’unifier les institutions libyennes, conduites par les militaires, en adhérant à l’accord de cessez-le-feu et au départ de mercenaires et forces étrangères des terres libyennes.

L’Envoyé spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Libye, Jan Kubis, a souligné lors de son intervention que la présence continue de mercenaires et de forces étrangères est une source de grave préoccupation pour la Libye et la communauté internationale en raison du préjudice causé au cessez-le-feu, expliquant que les abus continuent malgré que le Conseil de sécurité, dans un certain nombre de résolutions, dont 25-70, et la déclaration du 15 juillet, a exhorté toutes les parties à respecter et à soutenir l’accord de cessez-le-feu.

Par ailleurs, les participants à la réunion des pays voisins de la Libye ont apprécié le rôle algérien et son pari sur l’établissement de la sécurité et de la stabilité en Libye, tout en exprimant l’appréciation des dirigeants des autorités libyennes pour le rôle positif de l’Algérie, et qui reflète la profondeur des relations entre les deux pays voisins.

La diplomatie sous la houlette du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, s’est remarquablement redressée, notamment à la lumière de la médiation algérienne entre l›Éthiopie et l›Égypte et le Soudan dans le dossier du barrage de la Renaissance, cette médiation qui a été très bien accueillie par la plupart des acteurs, qu’ils soient directement concernés ou par de nombreux pays arabo-africains, qui ont longuement évoqué la capacité de la diplomatie algérienne à mener des médiations similaires pour résoudre les crises du continent Noir.

En revanche, le point de vue de l’Algérie a commencé à prendre d’autres dimensions, s’agissant de la campagne d’expulsion de l’entité sioniste de l’Union africaine, à laquelle certains tentent d’octroyer le statut de membre observateur, statut que l’Algérie et de nombreux pays africains rejettent, même ceux qui ont des relations avec cette entité occupante. L’initiative de l’Algérie a été saluée par de nombreux pays et a pu imposer son agenda à l’organisation, de reconsidérer l’adhésion de cette entité intrusive lors de sa première réunion.
La diplomatie algérienne travaille également d’arrache-pied pour préparer le sommet de la Ligue arabe, qui devrait se tenir en Algérie, pour discuter de diverses questions arabes, notamment le dossier libyen et syrien et la possibilité de retrouver son siège dans la Ligue arabe, ainsi que le dossier du Yémen, de l’Irak et de la crise libanaise, qui confirment le retour en force de la diplomatie algérienne. Même si le régime du Makhzen essaie de travailler contre toute initiative régionale et/ou continentale menée par l’Algérie, mais à la fin elle sera vouée à l’échec et au succès de la diplomatie algérienne…

Yahia Maouchi