Sabri Boukadoum préside le CPS de l’UA : Appel  à la mise en œuvre immédiate de l’accord de cessez-le feu

Sabri Boukadoum préside le CPS de l’UA : Appel  à la mise en œuvre immédiate de l’accord de cessez-le feu

S’assurer que les progrès réalisés jusqu’ici en matière de dialogue et de paix se poursuivent et définir   les moyens susceptibles d’être employés par  l’UA pour accompagner et soutenir le processus actuel censé mener aux élections présidentielles libyennes prévues le 24 décembre 2021, est l’objet de  la réunion ministérielle du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS), qu’a présidée le ministre algérien des Affaires étrangères Sabri Boukadoum.

Dans son allocution d’ouverture des travaux de ce Conseil  , le chef de la diplomatie algérienne  a appelé  à fournir des efforts supplémentaires pour mieux aider le gouvernement intérimaire à atteindre les priorités clés de son plan d’action dans les domaines politique, sécuritaire et socio-économique.»

Sur le plan sécuritaire: la pleine mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu, signé le 23 octobre 2020, y compris le retrait des combattants et mercenaires étrangers et l’application de l’embargo sur les armes (imposé) par le Conseil de sécurité de l’ONU, en plus du déploiement effectif du mécanisme de surveillance du cessez-le-feu, (conduit par les libyens) est primordial si nous voulons préserver la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale de la Libye», a déclaré Boukadoum.

Félicitant les acteurs libyens pour leur engagement constructif et détermination à rétablir l’unité et la paix dans leur pays après des années de conflit et d’ingérences étrangères, M. Boukadoum a pour autant estimé que la situation exigeait une attention soutenue de la communauté internationale.

«Malgré ces développements encourageants, de nombreux défis restent à relever en raison d’une décennie d’instabilité qui a causé des blessures internes profondes et graves», a-t-il relevé, soulignant que «des efforts supplémentaires sont nécessaires pour s’attaquer de manière globale aux tensions militaires, politiques et économiques qui ont alimenté la crise en Libye».

Pour rappel l’Algérie préside durant ce mois le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine (CPS)

Il faut savoir que  l’Algérie a constamment plaidé pour une solution politique inter-libyenne loin des interférences étrangères et a insisté sur la nécessité d’œuvrer en faveur de l’indépendance, de l’unité, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Libye.

Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui avait pris part en janvier 2020 à la Conférence de Berlin, ayant permis de relancer le processus de sortie de crise, a fait part de la disponibilité de l’Algérie à accompagner les autorités de transition pour la réussite de l’échéance électorale du 24 décembre 2021.

 Ferhat Zafane