Salah Goudjil après l’adoption du PLF : « La visite du ministre israélien de la Défense au Maroc vise l’Algérie » 

Salah Goudjil après l’adoption du PLF : « La visite du ministre israélien de la Défense au Maroc vise l’Algérie » 

Le président du Conseil de la Nation, Salah Goudjil, a alerté sur les velléités d’Israël d’attaquer sournoisement l’Algérie, avec l’appui du Maroc.

De son point de vue, la visite récente du ministre israélien de la Défense au pays voisin « vise la stabilité de notre pays ». Le terrain a été balisé, selon son analyse, par son collègue des Affaires étrangère, lequel « a menacée notre pays à partir du Maroc sans susciter de réactions du gouvernement marocain, ni des pays arabes frères ».

Le deuxième personnage de l’Etat est inflexible : « Notre soutien à la cause sahraouie ne changera pas. Le Sahara occidental n’appartient pas au Maroc. Les instances internationales, dont l’ONU, le disent. Pour nous, il s’agit du droit d’un peuple sahraoui à déterminer, par lui-même, son sort. L’Algérie n’a jamais dérogé au principe de l’autodétermination des peuples ».

Le président de la deuxième chambre du Parlement a rappelé que l’Algérie a été leader du mouvement de libération des peuples du joug du colonialisme et le sera dans l’édification d’un Etat démocratique.

« Ce n’est pas facile, car beaucoup ne veulent pas de cette exemplarité de l’Algérie, qui aura des répercussions sur de nombreuses parties ».

Il a reconnu que le pays est certes confronté à des problèmes internes. « Mais au plan international, sa voix résonne sur des dossiers sensibles, comme celui de la Palestine et du Sahara occidental. « Pour cette raison, les ennemis veulent entraver le processus de sa démocratisation ».

Transgressant sur les relations extérieures de l’Algérie, Salah Goudjil a affirmé qu’elles sont excellentes avec les Etats unis, la Russie, les pays asiatiques et les pays européens, « à l’exception, ces temps-ci, de nos rapports avec la France qui méritent d’être clarifiés ». Il a pris la peine et le temps de préciser la vision de son pays.

« Nous n’avons pas fait la guerre au peuple français. Nous avons combattu un Etat qui nous a colonisés. Après l’indépendance, il a survécu sous formes de partis politiques, de lobbies, d’associations… qui ont ressurgi à la veille de l’élection présidentielle française. La campagne électorale est construite les reliques de anciens colons ».

Il a clairement fait la distinction entre le peuple français et ses dirigeants. « Nous avons certes de relations fortes avec la France, de par les liens humains tissés par la communauté de nos ressortissants établis dans ce pays. Nous sommes sur la bonne voie » a-t-il assuré, en relevant la souveraineté de l’Algérie dans ses décisions et ses positions.

« Ce qui nous permet d’exprimer sans ambigüités nos positions à l’intérieur et à l’extérieur de nos frontières. Cette souveraineté doit être consolidée par une indépendance économique pour atteindre l’autosuffisance dans tous les domaines ».

Soulef B.  

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