San Leon Energy sous enquête pour ses activités au Sahara occidental occupé

San Leon Energy sous enquête pour ses activités au Sahara occidental occupé

Une trentaine de pays investissent illégalement dans les territoires sahraouis occupés dans différents secteurs d’activité, en dépit des arrêts de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) de 2016 et 2018, aux termes desquels « le Maroc et le Sahara occidental sont deux territoires distincts et séparés ».

C’est le cas notamment de la  société d’exploration pétrolière et gazière irlandaise, San Leon Energy.  Celle-ci fait d’ailleurs, l’objet d’une enquête de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur ses activités dans les territoires occupés du Sahara occidental, ont rapporté les médias.

Le Global Legal Action Network (Glan), une agence non gouvernementale, a déposé une plainte officielle auprès de l’OCDE au sujet de l’entreprise, par l’intermédiaire de son représentant en Irlande en octobre 2018.

L’agence Glan a indiqué que l’entreprise en question ne respectait pas les lignes directrices de l’OCDE, en particulier le principe «d’engagement significatif avec les parties prenantes et le principe du respect des droits de l’homme internationalement reconnus».

«Les activités de San Leon au Sahara occidental contribuent au maintien d’une annexion illégale et au déni du droit internationalement reconnu du peuple sahraoui à l’autodétermination sur son territoire», a déclaré la conseillère juridique du groupe, Valentina Azarova.

«Des entreprises comme San Leon bénéficient de l’économie illicite du Maroc au Sahara occidental et contribuent à la gravité des violations des droits de l’homme en cours», a-t-elle ajouté.

Le directeur de l’agence Glan, Gearid Cuinn, a soutenu «qu’il est impossible de faire des affaires» au Sahara occidental occupée d’une manière qui «respecte le droit international, y compris les lignes directrices de l’OCDE pour les entreprises multinationales», en raison du «contrôle du Maroc sur l’environnement des affaires» dans les territoires occupés.

Le représentant de l’OCDE a déclaré qu’il y avait «de prime à bord une preuve de procéder», sur la base à la fois de la plainte et de la réponse de la société, selon laquelle il y avait «des différences de points de vue importantes» entre le plaignant et la société.

Il demande «formellement aux parties si elles sont disposées à s’engager dans une médiation dans le but de parvenir à une résolution». Si une «solution négociée» n’est pas possible, le représentant de l’OCDE pour l’Irlande «examinera le cas et rédigera un rapport, éventuellement avec des recommandations».

M.M.H