Sécurité informatique : une mise à jour d’Apple pour contrer Pegasus

Sécurité informatique : une mise à jour d’Apple pour contrer Pegasus

Le logiciel espion Pegasus, développé par la firme israélienne NSO, continue de susciter des remous dans le monde informatique et les géants du secteur multiplient les mises à jour et les moyens de défense contre ce mouchard pour protéger leurs clients.

Cette fois, c’est le géant Apple qui a réparé une faille informatique sur les iPhone portant le logo de la pomme, faille découverte par l’organisation de cybersécurité, Citizen Lab de l’université de de Toronto, qui annonce que le logiciel espion Pegasus utilise cette faille depuis au moins le mois de février 2021.

C’est donc ce lundi 13 septembre que le géant Apple a dû réparer la faille informatique à travers laquelle Pegasus infectait les iPhone malgré la vigilance de leurs propriétaires et les mesures de sécurité informatiques prises par les sociétés.

Ceci est une preuve qu’aucune société informatique, quelle que soit son avancée technologique, n’était à l’abri des attaques du logiciel Pegasus.

Selon les spécialistes de la question sécuritaire, Pegasus a réussi à infecter les iPhones d’Apple sans avoir recours aux méthodes utilisées jusque-là, comme les boutons ou les liens piégés, mais cible la bibliothèque de rendu d’Apple dans les appareils Apple Ios, Apple MacOs et WatchOs, qui sont des systèmes d’exploitation des iPhones, ordinateurs et montres et montres connectées de la marque Apple.

C’est sur un iPhone appartenant à un militant saoudien que la faille a été repérée la semaine écoulée par Citizen Lab, l’appareil ayant été infecté par le biais d’iMessage, qui est la messagerie d’Apple.

Apple a vite fait de développer et de déployer un patch sur ses appareils sous iOS14.8 afin de protéger ses clients.

Alors que de nombreux pays se sont plaints de l’utilisation du logiciel espion Pegasus, notamment contre de hauts fonctionnaires français, algériens, des journalistes et des militants au Maroc, en France, en Algérie, tous espionnés par le Maroc, d’autres actions d’espionnage sont découvertes régulièrement, liées à Pegasus dont les ramifications ne cessent d’apparaitre devant les chercheurs des laboratoires de sécurité informatique.

Il y a donc lieu de déployer tous les moyens nécessaires pour s’en prémunir et éviter ainsi de se faire voler ses données par ces pays qui ne respectent ni la loi ni la déontologie.

Quant à l’Algérie, des mesures draconiennes ont été prises par les plus hautes autorités pour protéger les données de ses institutions et de ses citoyens contre ce logiciel espion (et les autres).

Tahar Mansour