S’insurgeant contre les atteintes aux droits de la défense : Les avocats boycottent les juridictions d’El Ayoun et Dakhla

S’insurgeant contre les atteintes aux droits de la défense : Les avocats boycottent les juridictions d’El Ayoun et Dakhla

Les avocats boycottent, depuis hier, toutes les juridictions des territoires occupés indûment par l’autorité marocaine, essentiellement celles de Dakhla et El Ayoun (Cour et tribunaux de première instance).

Ils s’insurgent contre ce qu’ils qualifient d’atteintes graves aux droits de la défense et soumission de la justice au pouvoir exécutif du Royaume chérifien.

Lors d’un rassemblement observé hier, les robes noires ont brandi des pancartes sur lesquelles ils ont transcrit leurs revendications. Ils ont particulièrement édifié l’opinion publique sur la discrimination exercée à l’encontre des justiciables des juridictions de Dakhla et d’El Ayoun, sous l’instigation de l’occupant marocain.

« Ce sectarisme est inadmissible » ont martelé haut et fort les avocats. Ils se sont engagés à recourir à tous les modes de protestations pour faire entendre leurs voix et préserver les intérêts et les droits de leurs mandants.

Ce n’est pas la première fois qu’ils se rebellent contre l’instrumentalisation de la justice contre les citoyens sahraouis, en sus des autres formes de spoliation de leurs droits et de leur pleine citoyenneté. Ils constituent, à vrai dire un front de résistance contre les actes répressifs du colonisateur.

C’est par le biais de la corporation que l’écho de la cause du peuple sahraoui s’amplifie à l’international.

Dernièrement, une association regroupant des avocats et des étudiants en droit de New York City à interpelle le  président américain Joe Biden sur l’impératif d’annuler la proclamation de son prédécesseur, Donald Trump, portant  reconnaissance d’une prétendue souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

L’organisation lui a rappelé qu’une annexion forcée du Sahara occidental au Maroc est une violation du droit international et des conventions ratifiées par les Etats membres des Nations unies.

 Soulef B.