Sous la plume de Lahouari Addi : Le Monde vole au secours de Macron

Sous la plume de Lahouari Addi : Le Monde vole au secours de Macron

Le journal français Le Monde vient de publier dans son édition de ce samedi dont le titre ne laisse gère de doute sur le mobile et les inspirateurs de ce triste pamphlet.

« Sur l’Algérie, Emmanuel Macron a dit publiquement ce que ses prédécesseurs disaient en privé », écrit doctement cet orientaliste, anciennement converti aux basses et viles flagorneries.

Il est vrai que les propos de Macron étaient tellement choquants et provocateurs que c’est toute l’Algérie qui s’en est émue.

Le coup de colère et de froid est porté et supporté par le pays en entier. Macron et son équipe de campagne, car il est assurément en campagne, ont dû comprendre sur le tard que leur poulain, profondément imprégné par la pensée et les idées « zemmouriennes », est allé bien trop loin dans le propos.

Impossible pour eux de rattraper le coup, hors du recours à des excuses plates. Eventualité  à laquelle Macron se refuse obstinément s’agissant du passé colonial de la France.

Aussi, cette bande de pieds nickelés, qui refuse d’admettre  que la nouvelle Algérie n’est pas une simple vue de l’esprit, a-t-elle imaginé de faire dire à un Algérien une partie des propos provocateurs et inacceptables du président français. Manière grossière et peu adroite de « diluer » la culpabilité.

Mieux : le choix d’un concitoyen est une façon détournée d’insinuer que cette vision serait partagée par d’autres. Au vrai, la France est  fortement secouée par le retour en force de notre pays sur la scène diplomatique.

Paris se rend compte qu’elle ne peut plus placer dans son pré-carré africain des responsables fantoches auxquels elle dicte ses ordres, histoire d’en piller les richesses, sous de fallacieux prétextes. Le premier à s’insurger, sans être sans doute le denier, est le Mali, dont la grave crise est un pur produit hexagonal.

La France est désormais accusée par Bamako de financer et d’entretenir le terrorisme. Alger, cette ancienne « Mecque des révolutionnaires » donne bagou courage aux pays voisins.

Les positions de principe de notre pays, qui cristallisent la fierté de tous les Algériens, maintes fois réitérées par le président Tebboune,  ne doivent certainement pas arranger les juteuses affaires des Français aussi bien en Afrique qu’ailleurs dans le monde.

Quoi de plus simple dès lors, pour tenter de contre-attaquer que de faire appel à cet individu connu pour sa viscérale hostilité à l’Algérie, hostilité qu’il grime sous le vernis d’un opposant supposé s’inquiéter pour le devenir de son pays.

Cet individu, qui cultive secrètement un classique et bien connu complexe du colonisé, se livre à de pathétiques circonvolutions cérébrales pour essayer de fourguer sa marchandise.

En vain. Échaudé, le peuple algérien est vacciné contre ces sorties d’apparence élitistes, mais vides de sens, et entièrement dévouées au service de la France. Ce très mauvais vaudeville n’a que trop duré. Le peuple algérien sait reconnaitre les siens.

Mohamed Abdoun