Suspension de l’importation des chaussures et vêtements en vrac : Une  décision saluée

Suspension de l’importation des chaussures et vêtements en vrac : Une  décision saluée

Désormais, vient d’expliquer l’Abef, sera suspendue  toute domiciliation bancaire concernant l’importation  de vêtements et chaussures notamment sous forme de «Chouala » (en vrac), sur la base des extraits du registre de commerce portant les codes d’activités suivants : 405102, 405105, 402205, 405109 et ce, malgré la présentation du certificat de respect des conditions en cours de validité prévu par le décret exécutif no 05-458 du 30/11/2005.

Sollicité par nos soins pour commenter les conséquences de cette décision, Brahim Guendouzi, professeur d’économie à l’Université de Tizi-Ouzou, précise que la décision s’inscrit dans un souci de «rationaliser les importations, particulièrement celles des marchandises destinées en la revente en l’état, afin d’encourager la production nationale et de lutter contre la concurrence déloyale ».

Pour  ce faire, un nouveau décret exécutif est promulgué fixant les modalités d’exercice des activités d’importation de matières premières, produits et marchandises destinés à la revente en l’état».

Il s’agit, précise l’universitaire, du décret exécutif n° 21-94 du 09/03/2021 qui impose des codes d’activités homogènes relevant d’un seul sous-groupe.

Ceci, argumente Pr. Guendouzi, s’applique directement aux importateurs de vêtements et chaussures qui pratiquent les achats groupés au départ et dégroupés à l’arrivée selon les destinataires.

Aussi il souligne que la conteneurisation des envois dans le commerce extérieur permet à des importateurs d’utiliser deux formules : le conteneur rempli depuis le fournisseur jusqu’au client (full container load ou FCL) ou bien le recours à un conteneur avec groupage au départ et dégroupage à l’arrivée (Less than container load ou LCL).

C’est cette dernière possibilité, rappelle l’économiste, est utilisée par certains importateurs de vêtements et chaussures afin de pouvoir effectuer des achats groupés en différents produits et à qui on a donné le nom à cette forme d’importation de «chouala ».

La raison, selon l’universitaire, est liée à «la diminution des frais logistiques et l’effet de taille par rapport à la capacité en volume des conteneurs».

Par ailleurs, explique Pr. Guendouzi, l’effet attendu est de rééquilibrer les relations commerciales avec l’étranger notamment en réduisant les achats de l’extérieur afin de combler le déficit de balance commerciale.

Yacine Bouali