Tirés depuis le Yémen : L’Arabie saoudite intercepte des missiles et des drones

Huthi forces take part in funeral ceremony for Yahya Al-Shami, assistant supreme commander of the Houthi forces, a day after his death due to Covid-19 pandemic, in Yemen's capital Sanaa on April 27, 2021. (Photo by MOHAMMED HUWAIS / AFP)

Tirés depuis le Yémen : L’Arabie saoudite intercepte des missiles et des drones

Les autorités saoudiennes ont annoncé samedi avoir intercepté trois missiles balistiques tirés depuis le Yémen voisin et visant la province orientale ainsi que les villes de Najran et Jazan dans le sud.

La coalition sous commandement saoudien qui combat les rebelles Houthis au Yémen a déclaré à l’AFP avoir intercepté les attaques de missiles balistiques, «ainsi que trois drones piégés».

Selon la télévision publique El-Ekhbariya, qui a également fait état de cette interception, la coalition s’est engagée à prendre des «mesures strictes» pour protéger les civils. Aucune victime n’a été signalée, mais cette attaque intervient quatre jours après deux frappes de drones contre l’aéroport international d’Abha (sud), qui ont fait huit blessés et ont été attribuées aux rebelles Houthis par les médias officiels saoudiens.

Elle survient également quelques heures avant la prise de fonctions dimanche du nouvel envoyé des Nations unies pour le Yémen, Hans Grundberg.

Les autorités n’ont pas mentionné le lieu spécifique visé dans la province orientale. Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs à Dammam ont rapporté avoir entendu une forte explosion. L’est de l’Arabie saoudite abrite d’importantes infrastructures pétrolières. Une précédente attaque en septembre 2019 a réduit momentanément de moitié la production de pétrole du pays.

À la tête d’une coalition militaire depuis 2015, l’Arabie saoudite intervient au Yémen au côté des forces gouvernementales face aux rebelles. Elle est régulièrement la cible de tirs de missiles ou de drones lancés par les Houthis.

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé des millions de personnes.

C’est, selon l’ONU, la pire crise humanitaire au monde. Les Houthis, qui contrôlent la majorité du nord du Yémen et la capitale Sanaa, réclament à Ryad la fin du blocus aérien et maritime imposé à leur pays comme condition préalable à un accord de cessez-le-feu.

R.I.