Ukraine : Le conflit «n’est pas inéluctable»

Ukraine : Le conflit «n’est pas inéluctable»

Depuis des semaines, l’Occident accuse la Russie d’avoir massé une centaine de milliers de militaires à la frontière de l’Ukraine en vue d’une éventuelle invasion, menaçant Moscou de sanctions sans précédent en cas d’une offensive.

Dans la crise ukrainienne, la tension n’a cessé de croître depuis les derniers pourparlers infructueux à Genève, début janvier.

La Russie souhaite mettre fin à l’élargissement de l’Otan à l’Ukraine et le fait savoir : plusieurs milliers de soldats russes sont déployés et multiplient les manœuvres militaires à la frontière entre l’Ukraine et la Russie, si bien que les États-Unis s’attendent à une attaque imminente.

Au centre, l’Europe tente tant bien que mal d’allier diplomatie et fermeté. Des représentants russes, ukrainiens, français et allemands se sont réunis mercredi 26 janvier à Paris et se sont engagés, dans une déclaration commune, au respect inconditionnel du cessez-le-feu.

Un conflit entre l’Ukraine et la Russie  «n’est pas inéluctable», a affirmé vendredi le ministre américain de la  défense, Lloyd Austin.

«Il reste du temps et du champ pour la diplomatie», a-t-il souligné lors  d’une rare conférence de presse.

Mais le chef du Pentagone a souligné qu’il n’y avait «aucune raison» que  cette situation dégénère nécessairement en un conflit.

«M. Poutine a la possibilité lui aussi de faire ce qu’il faut», a-t-il  assuré, en référence au président russe qui dément tout projet d’invasion,  mais estime la Russie menacée par une éventuelle expansion de l’Otan et le  soutien occidental à l’Ukraine.

Moscou a lié la désescalade à la fin de la politique d’élargissement de  l’Alliance atlantique, notamment à l’Ukraine, et au retour des déploiements  militaires occidentaux aux frontières de 1997.

Depuis de nombreuses années, la question de l’élargissement de l’Otan alimente les tensions entre les États-Unis et leurs alliés d’un côté et la Russie de l’autre. En août 2008, les ambitions atlantistes de la Géorgie, qui n’ont jusqu’à présent pas abouti, ont motivé en partie la guerre éclair menée par Moscou.

Quant au bouclier antimissile de l’alliance, inauguré en 2016 en Roumanie, membre de l’Otan depuis 2004, il est considéré comme une menace par le Kremlin.

Face aux inquiétudes russes, les gouvernements occidentaux ne cessent de marteler la vocation défensive de l’alliance politico-militaire créée en 1949.

Y.Y/Agences

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