Un état de droit est l’affaire de tous

 

Slimane Laradj,  doyen de la faculté de sciences politiques   et des relations internationales d’Alger:

Interrogé quant aux contradictions et décalage entre le discours officiel et les pratiques au quotidien sur le terrain, le politologue insiste sur le fait que l’éradication des pratiques négatives prévalant sous l’ancien régime soit tributaire de l’existence d’une forte volonté politique pour le changement et d’une large participation de tout le monde ainsi que du changement de mentalités et de la consécration de la culture du respect des lois de la République et du respect de l’avis et de l’opinion d’autrui et de la fin de la privatisation par des personnes, des ressources et des moyens de la collectivité nationale et enfin de la sortie définitive de la culture de défaitisme…Ainsi, à ses dires, l’application de la loi exige de l’Etat l’instauration du respect de la loi, notamment dans le cadre de la vie publique et institutionnelle et demande également un changement positif des mentalités.

« Les pratiques de l’ancien régime et la dilution des responsabilités peuvent être éradiquées à travers la consolidation de l’Etat de droit, les contrôles a priori et a posteriori, le renforcement de la justice, la suppression de la soumission des institutions et la personnalisation du pouvoir », analyse-t-il.

« La sortie de crise demandera des efforts de la part de tous, y compris des partis politiques qui doivent faire des propositions ainsi que des médias qui doivent accompagner les changements », a insisté Slimane Laradj.