Une enquête accablante de Mediapart le révèle : D’infinies sordidités de Jeune Afrique au service du crime et du vice

Une enquête accablante de Mediapart le révèle : D’infinies sordidités de Jeune Afrique au service du crime et du vice

Le magazine Jeune Afrique, sous ses dehors de média tourné vers l’essor et le développement du continent noir, est au vrai un magazine prostitué qui se donne au plus offrant.

S’il s’est déjà mis au service du Makzen, tapant sans coup férir sur l’Algérie, à l’aide de faux scoops et d’infox, au point de rogner jusqu’à l’os le peu de crédibilité qui lui restait encore, il est également vrai que cet instrument, au mains de la « dynastie » des Benyahmed, n’est certainement pas basé et domicilié en France gratuitement, ce mot étant parfaitement désigné pour la circonstance présente.

Le site Mediapart, réputé pour ses enquêtes et ses scoops, vrais ceux-là, vient en effet de publier une enquête accablantes sur les pratiques mafieuses et immorales de ce magazine.

S’il est d’un tacite usage de ne jamais parler en mal entre confrères, le média d’Edwi Plenel, ancien directeur du journal Le Monde, force est de supposer que la gravite des faits révélés, et dénoncés aussi, semble avoir conduit Mediapart à «transgresser » cet immémorial « gentelman-agreement ».  Que l’on en juge plutôt.

Dans un violent article intitulé «Jeune Afrique: Racisme, chantages, escroquerie, mercenariat, rackets…perquisitions d’une maison close… », Médiapart, reconnu pour ses enquêtes pointues et ses publications explosives, fait des révélations inouïes sur Jeune Afrique(JA). Françafrique, Tyrannie, Mépris, corruption, colonisation, endoctrinement, Médiapart dit absolument tout au sujet du groupe de presse conduit par Béchir Ben Yahmed (BBY) depuis plus d’un demi-siècle, en prenant les cas du Cameroun, du Gabon, du Sénégal, du Tchad et de la Mauritanie.

Le journal en ligne s’est d’abord interrogé sur l’apport de JA sur le continent africain. Pour lui, JA s’est enrichi sur le dos des Africains en s’alignant toujours sur les positions françaises: «Les violons s’accordaient régulièrement entre BBY et Jacques Foccart qui révéla dans ses mémoires qu’il avait un rituel d’un dîner par mois avec le propriétaire de J.A» et même que Jacques Foccart avait désigné BBY comme son légataire testamentaire universel.

Que peut-on donc attendre d’un héritier légal de Jacques Foccart? J.A fait clairement partie intégrante des réseaux Foccart avec la mission de salir, d’insulter les dirigeants et chefs d’État de la seule Afrique Noire.

Cette forme de racisme tacite n’est pas le moindre des crimes que commet semaine après semaine depuis de si nombreuses années.

En dehors des opérations de chantage à l’encontre des chefs d’État africains, s’ajoute l’escroquerie qui fait que ce journal soit vendu deux fois.

Chaque impression est d’abord présentée au chef d’État ou homme politique concerné avant d’être mis en kiosque.

C’est ainsi qu’il permet de maintenir en négociation et mettre la pression sur les dirigeants noirs africains.

Au Cameroun, un contrat pour la somme de 650 millions de FCFA à verser chaque année permet au régime de Paul Biya de bénéficier d’un traitement de faveur.

Cette somme a été payée pendant 4 ans. Après le refus du Président camerounais de payer, J.A a pondu un dossier pour zapper et critiquer Paul BIYA. Au Sénégal, de vives tensions avaient opposé le régime de Diouf à BBY au sujet de la couverture de la crise qui a opposé le Sénégal à la Mauritanie en 1989.

Les premiers papiers de J.A étaient une véritable lapidation médiatique du régime de Diouf. L’élite sénégalaise avait bien compris que BBY avait choisi le camp de ses frères arabes.

Le régime de Diouf paniqua et envoya une délégation pour négocier à coups de millions de FCFA. Le cas du Tchad peut se résumer à la personne du Président Habré, à son combat contre Khadafi et à la position de BBY.

La façon dont BBY, un vieillard de 83 ans s’occupe personnellement, avec une haine féroce, à démolir l’image d’Hissein Habré (HH), a poussé ses propres collaborateurs noirs africains à s’interroger sur cette attitude raciste.

Au Rwanda, pendant longtemps, le régime de Juvenal Habiarimana a signé d’importants contrats publicitaires, J.A a fait des affaires en or avec les auteurs du génocide. Désormais, on fait la cour à Kagamé, signature d’un contrat de 350 000 dollars, François Soudan exalte Paul Kagamé, désormais décrit comme ayant fait de son pays un paradis sécuritaire etc.

Le Gabon d’Ali Bongo Ondimba a refusé d’assurer les fins du mois de l’hebdomadaire qui selon certains, le faisait sous Omar Bongo.

Aujourd’hui, notre pays est sous la menace et les critiques de ce grand business qui a fait sa fortune dans l’intimidation, l’escroquerie, le racisme et la haine.

Quoiqu’accablantes ces révélations ne sont assurément que la partie immergée de cette forme de journalisme carrément scatologique…

Kamel Zaidi