Culture du sisal : une première expérience en Algérie

Une première expérience en Algérie

Le prochain lancement d’une mini-exploitation de deux hectares  de sisal, sise à la commune de Mechria, wilaya de Naâma est l’aboutissement d’une étude élaborée par deux jeunes universitaires de Ghardaia.

Mais pour ce faire,les associés ont sollicité un soutien des services de l’agriculture pour démarrer la première étape  de leur ambitieux projet de production locale du sisal.Il faut savoir qu’un seul plant d’une Agave sisalana se vend entre 70 et 100 Da pour une plantation jusqu’à 8 000 pieds par hectare, sans oublier les coûts des charges opérationnelles, telles le terrassement, la plantation et la main-d’œuvre.Concernant l’interet économique de la culture de cette plante industrielle,selon la littérature technique,elle est originaire du Mexique, pousse toute l’année dans des climats chauds et arides,et présente énormément de débouchées pour l’industrie du textile,notamment.

Très résistante, la fibre, pouvant être extraite quatre fois par an, sert à la fabrication de cordages, de tapis, de nattes et de divers produits artisanaux. Son rendement moyen en fibres séchées s’établit à plus d’une tonne par hectare.

Sa fibre peut être aussi utilisée en complément de la fibre de verre employée pour renforcer le plastique dans les automobiles, les bateaux, les meubles, les tuyaux et les réservoirs d’eau.

Autres avantages, elle demeure une ressource renouvelable qui pourrait aider à relever le défi du changement climatique, puisque tout au long de son cycle de vie, elle absorbe plus de CO2 qu’elle ne produit. Elle stoppe également l’érosion du sol.

Par Rabah Kourougli