Une quarantaine de députés de la Chambre des représentants avait demandé en 2019 que le bataillon Azov soit classé « organisation terroriste » : Poutine avait raison depuis le début !  

Une quarantaine de députés de la Chambre des représentants avait demandé en 2019 que le bataillon Azov soit classé « organisation terroriste » : Poutine avait raison depuis le début !  

Les paroles s’en vont mais les écrits restent, dit un adage aussi vieux que le monde. Que l’écriture du moins. Une vérité qui fait mal, et qui cingle l’Amérique en pleine figure vient ainsi de remonter à la surface. Elle met à nue les gravissimes contradictions dans lesquelles se débat Washington de façon pathétique dans sa guerre par procuration contre la Russie, telle que menée par  l’Occident en Ukraine. En 219, après la réussite du coup de force de Maidan, drivé en 2014 par les services secrets britanniques et américains, pas moins d’une quarantaine de députés démocrates de la Chambre des représentants exhortaient Mike Pompeo, alors Secrétaire d’Etat sous Donald Trump, de classer « terroriste » le bataillon Azov, celui-là que Poutine est en passe de combattre. Cette milice néonazie, qui a fini par être incorporée à l’armée régulière ukrainienne, a mené une guerre d’épuration ethnique contre les populations russophones du Donbass. La lettre de 2019, à cette époque déjà, qualifiait de « suprématiste » le bataillon Azov et demandait à ce que ce dernier soit inclus dans la Foreign organisation terrorist (FTO). Cette demande, que l’on pourrait qualifier de « tardive » ou d’ « anticipée » selon les circonstances, n’est pas sans rappeler les « mésaventures américaine des services secrets américains avec Al Qaida durant la décennie 80 du siècle passé. En se répétant dit-on, l’histoire, a tendance à bégayer. Et à balbutier aussi. Washington défend aujourd’hui –en dépit du bon sens et du droit international- des criminels nazis dont les « faits d’armes » sont décrits dans cette lettre aussi bien en Ukraine qu’au Canada et au Royaume-Uni. Cela parce que c’est la Russie qui a pris sur elle de monter au front pour défendre la planète contre ce « péril brun ». Elle le faisait déjà durant les années 1980, quand le péril était de couleur verte cette fois-ci. Aujourd’hui, comme hier encore, les criminelles contradictions et mensonges américains apparaissent désormais au grand jour. Désormais, nul ne pourra se voiler la face et dire qu’il ne savait pas. Les écrits restent en effet. Voici pour finir un court rappel du parcours de ce bataillon nazi, criminel et terroriste, que la Russie combat, et que l’Occident défend, au risque de le voir se retourner contre lui un jour. Les nazis ont pris le contrôle de l’Ukraine depuis le coup de force de 2014, financé et soutenu en sous-main par les services secrets américains et anglais. Depuis cette date, le Donbass et les régions russophiles subissent une répression incommensurable. Les de Minsk n’ont pas non plus pu être appliqués et respectés à cause de la mauvaise foi de Kiev et de ses multiples soutiens occidentaux. Le bataillon Azov, connu aussi sous le sobriquet « Les hommes en noir », sachant par ailleurs que cette couleur est celle des nazis depuis l’ère hitlérienne, est une unité paramilitaire d’extrême droite proche de la mouvance néonazie intégrée à la garde nationale de l’Ukraine. Il est placé sous le commandement du ministère de l’Intérieur d’Ukraine et intégré aux « forces de défense » par l’État-major ukrainien. Ce bataillon, chargé de lutter contre l’insurrection armée séparatiste à l’Est, et de réprimer les milliers de civils pro-russes pour dire les choses crument, a été formé le 5 mai 2014, d’abord à Marioupol pour garder les bâtiments administratifs. Ensuite le bataillon a été basé à Berdiansk. Il doit son nom à la mer d’Azov. Il était composé d’environ 800 volontaires fin 2014, mais vit ses effectifs rapidement augmenter en raison de sa popularité croissante durant l’année 2015, puis l’année suivante, portant le nombre de combattants potentiels à plus de 4 000 à la fin de 2016. Il est estimé en 2022 à entre 3 500 et 5 000 hommes sur un total de 200 000 à 500 000 soldats de l’armée Ukrainienne. Azov, d’abord bataillon, connaîtra successivement le format régimentaire puis celui d’une brigade elle-même divisée en plusieurs petites unités. Le bataillon est accusé de plusieurs cas de violations des droits de l’Homme et d’être lié à l’idéologie suprématiste blanche. Il est également coupable de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Donbass. Le financement initial est assuré par l’oligarque milliardaire ukraino-chyprio-sioniste Ihor Kolomoïsky. Azov reçut aussi des fonds d’un autre oligarque milliardaire, Serhiy Taruta. Cette révélation confirme également ce que nous écrivions dès le début de ce conflit, à savoir que les doctrines sioniste et nazie ont fini par converger et fusionner totalement sur plusieurs questions essentielles. Dès septembre 2014, date à laquelle le bataillon Azov intègre la garde nationale ukrainienne, le financement et l’armement sont assurés par le ministère de l’intérieur ukrainien et les combattants touchent une solde de 6 000 hryvnia, somme équivalente à 316 dollars américains. A la faveur ou à la lecture de ces fracassantes et renversantes révélations, il devient plus que difficile de ne pas donner raison à Poutine. Oui, Poutine avait raison depuis le début…

Kamel Zaidi

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