UNESCO : L’Algérie propose l’inscription de l’ornement kabyle au patrimoine universel
Yahia maouchi
L’Algérie a officiellement déposé son dossier de candidature pour l’inscription de “l’art de l’ornement en argent émaillé dans le costume féminin kabyle : fabrication, confection et port” sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité auprès de l’UNESCO.
Dans un communiqué rendu public, le ministère de la Culture et des Arts a annoncé que le ministre Zoheir Ballalou a supervisé, le dimanche 30 mars dernier, la cérémonie de soumission électronique du dossier, qui s’est tenue au siège du Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire, à Alger.
L’événement s’est déroulé en présence du directeur du centre, Slimane Hachi, ainsi que d’un groupe d’experts en patrimoine culturel, en coordination avec le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, ainsi que le ministère des Affaires africaines, conformément aux procédures établies.
Cette candidature s’inscrit dans la continuité des succès enregistrés par l’Algérie dans la reconnaissance de son patrimoine culturel immatériel par l’UNESCO. À ce jour, le pays a réussi à faire inscrire huit éléments nationaux, dont le dernier en date est “la tenue festive féminine de l’Est algérien”, comprenant divers modèles de gandoura, melhfa et caftan, accompagnés de bijoux traditionnels.
En outre, l’Algérie a contribué à l’inscription de cinq éléments patrimoniaux partagés avec d’autres pays arabes et africains, affirmant ainsi son rôle de pays pionnier dans la préservation du patrimoine vivant et son engagement à promouvoir son identité culturelle sur la scène internationale.
Le ministère a précisé que l’élaboration du dossier de candidature a mobilisé une équipe pluridisciplinaire, réunissant des directions de la culture et des arts, des institutions culturelles, des musées sous tutelle, des chercheurs universitaires, des artisans, des créateurs, des couturières et des orfèvres, ainsi que des associations de la société civile.
Ce travail a été coordonné par le Centre national de recherche en préhistoire, anthropologie et histoire, afin d’assurer la soumission du dossier dans les délais impartis par l’UNESCO, à savoir le 31 mars de chaque année.
Avec cette nouvelle initiative, l’Algérie réaffirme sa détermination à préserver et valoriser son riche patrimoine culturel, tout en le faisant rayonner à l’échelle mondiale.