Université Ali Lounici d’El Affroun : journée d’études sur les « bandes de quartiers »

Université Ali Lounici d’El Affroun : journée d’études sur les « bandes de quartiers »

C’est un phénomène nouveau pour la société algérienne qui est venu se greffer à nombre de maux sociaux qui sont nés conséquemment à la décennie noire qu’a vécue l’Algérie dans sa chair, en plus de la mal-vie qui ont poussé les jeunes à se tourner vers la drogue et tout ce qui en découle.

Une autre cause qui a mené à la prolifération de bandes de quartiers qui ont semé l’insécurité dans nombre de régions du territoire national : c’est le déplacement de milliers de familles dans le cadre de l’absorption de l’habitat précaire, notamment au niveau de la capitale où la quasi-totalité des bidonvilles ont été éradiqués.

Transportés dans de nouvelles cités, les malfaiteurs et autres trafiquants de drogue se rassemblaient en bande organisées selon leurs anciens quartiers de résidence et c’est alors une guerre pour la mainmise sur les différents trafics qui a eu lieu.

Chaque banque revendique une partie du « territoire d’influence » et utilise les moyens extrêmes pour défendre son « territoire » ou pour s’accaparer d’un autre.

Devant l’ampleur prise par ce phénomène de guerre des gangs à l’intérieur de ces nouvelles cités et même dans les anciens quartiers gagnés par cette gangrène, les pouvoirs publics ont mis les moyens nécessaires pour l’éradiquer, avec de nouvelles lois plus coercitives et de plus grands moyens de lutte pour les services de sécurité.

Dans ce cadre, et afin de participer à cette lutte d’un nouveau genre, l’université Blida II Ali Lounici a signé une convention, le 25 mars 2021, en vue d’assurer une coopération efficace entre l’université et la direction de la Gendarmerie Nationale et de renforcer le rapprochement entre l’institution universitaire et de recherche et l’aspect opérationnel.

Un groupe de travail conjoint a été mis sur pied par les deux institutions, composé de représentants de l’Université et de représentants de l’Institut national de criminalistique et de criminologie, qui a décidé d’organiser une journée d’étude conjointe sur le thème de la prévention des gangs de quartier.

Les deux parties ont proposé ce sujet en raison de son importance en tant qu’atelier de réflexion qui pourrait être une pierre angulaire pour amender la loi sur la prévention de la prolifération des gangs de quartier et les moyens de les combattre.

La journée d’étude vise à entamer une discussion sous de multiples angles sur le phénomène de la propagation des gangs de quartier en étudiant le phénomène d’un point de vue théorique et opérationnel, et à soulever tous les aspects liés au phénomène culturellement, socialement, juridiquement et de sécurité, en cohérence avec les évolutions récentes de la société algérienne et les nouvelles transformations qu’elle connaît.

Les deux parties cherchent à construire une vision intégrée dans tous les aspects théoriques, scientifiques et opérationnels pour convenir d’une base solide permettant de soumettre des propositions de modification de la loi sur la prévention et la lutte contre les gangs de quartier publiée le 31 août 2020.

La réunion a été rehaussée par la présence du Dr Okab Abdessamad de l’Université de Blida II, et le Dr Nachef Farid de la Faculté de droit et des sciences politiques, en plus du Dr Nakkaz Sid Ahmed, et du Dr Oumoussa Dahbia, directrice du laboratoire délinquance et déviance de la faculté des sciences sociales et humaines, qui participe également avec le Dr Karkouche Fatiha à la commission de prévention et de contrôle des gangs de quartier dans la wilaya de Blida.

Tahar Mansour

Related Articles

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Stay Connected

22,765FansJ'aime
3,313SuiveursSuivre
0AbonnésS'abonner
- Advertisement -spot_img

Latest Articles