« Zemmourisé » et « hirakisé » à la fois : Macron devient un OPNI*

« Zemmourisé » et « hirakisé » à la fois : Macron devient un OPNI*

Le président français sortant, et c’est ainsi qu’il convient de l’appeler désormais, a franchi toutes les limites des convenances et du « politiquement correct » lors de sa rencontre anecdotique avec de jeunes franco-algériens. A la lecture d’un compte-rendu plus circonstancié de cette rencontre, je me rend compte à quel point Macron a allègrement grillé toutes les étapes de son retournement vestimentaire en prévision de cette élection présidentielle qui s’annonce pour lui tout aussi serrée qu’incertaine. Ce que voyant, il fait mieux (ou pire, c’est selon) que braconner sur les terres nauséabondes d’Eric Zemmour. Emannuel Macron se « zemmourise » carrément. Sous un vernis paternaliste et condescendant, il a déversé un incommensurable flot de haine contre l’Algérie, à commencer par ses propres dirigeant. Hypocrite et retord, comme savent l’être des hommes politiques qui poignardent leurs mentors pour se faire une place au soleil, Emanuel Macron a totalement et radicalement « hirakisé » son discours. Les hics, car nous en relevons au moins deux, c’est que, d’abord Macron se permet de juger le pouvoir algérien ce qui relève d’une ingérence insoutenable dans  nos affaires internes et souveraines, ensuite il vient de choisir ce hirak déviyé et tombé aux mains de groupes radicaux et terroristes. Dès lors, on comprend mieux pourquoi et comment la France accorde si généreusement et si gracieusement l’asile aux criminels séparatistes du MAK. Agissant de la sorte, Macron n’est pas sans ignorer que la voie vers l’Elysée passe nécessairement par Alger. Au reste, il en a personnellement fait la triomphale expérience quand il n’était encore que candidat. Cette fois-ci ses choix malheureux ; il risque de les payer fort cher. Idem pour son obsession v-à-vis de la Turquie qui, selon lui, aurait réécrit notre histoire selon ses propres convenances. Et de se demander si l’Algérie était vraiment une nation à part entière avant la colonisation française. Macron ose ainsi emprunter le terrain « lepenniste » des prétendus bienfaits du colonialisme. C’est à peine sil ne nous demande pas de le remercier d’avoir bien accepté de nous faire coloniser, et d’avoir laissé « génocider » plus de la moitié de notre population originelle. Avec le retour en force de notre diplomatie, il ne fait aucun doute que la réplique d’Alger s’annonce tout aussi cinglante que sans appel. En attendant, Macron veut réécrire l’histoire, nous accuse de mentir et d’exagérer sous l’influence des Turcs sic ! Eh bien, l’histoire, la vraie et authentique histoire, parlons-en. Nous avons été victimes d’une imprescriptible colonisation dite de peuplement. Il ne s’agit rien moins que d’imprescriptibles crimes contre l’humanité. Socialistes et gaullistes de cette époque ont assumé et revendiqué l’essentiel de ces crimes. Il est encore temps d’exiger que la France officielle en rende compte en saisissant les instances judiciaires internationales idoines, la CPI en l’occurrence (cour pénale internationale). « J’ai un bon dialogue avec le président Tebboune, mais je vois qu’il est pris dans un système qui est très dur », s’exclame Macroc qui sous-entend perfidement que le président algérien ne serait pas (totalement) libre de ses mouvements et de ses décisions. Voilà pourquoi je martèle que Macron se « hirakise » en effet. Il se « zemmourise » également, ce qui fait de lui « OPNI), objet politique non-identifié. Ma foi que ne fait-on par opportunisme politique. Pour Macron, l’ivresse du pouvoir est devenue une ivresse tout court…

Mohamed Abdoun

*Objet politique non-identifié