Allemagne : Des manifestants pro-palestiniens expulsés
La rente mémorielle des colons israéliens génocidaires a de beaux jours devant elle en, Occident. Notamment en Allemagne, toujours aux prises avec son complexe de culpabilité, dont Tel-Aviv a fait un véritable fond de commerce. L’Allemagne fait ainsi face à une vive controverse après que les autorités berlinoises eurent ordonné l’expulsion de plusieurs ressortissants européens et d’un citoyen américain, en lien avec leur participation à des manifestations en soutien à la cause palestinienne. L’information a été révélée ce mardi par le journal britannique Financial Times, citant des sources juridiques et médiatiques. Selon les déclarations d’un avocat cité par le quotidien, les autorités de l’immigration à Berlin ont prononcé l’ordre de quitter le territoire contre trois citoyens européens et un Américain, accusés de « discours antisémites » et de « soutien au terrorisme », des motifs qui suscitent un débat houleux sur les limites de la liberté d’expression en Allemagne. Parmi les personnes visées, deux seraient de nationalité irlandaise, d’après les mêmes sources. Cette décision s’inscrit dans un climat de durcissement des restrictions imposées aux manifestations pro-palestiniennes en Allemagne, notamment depuis le début de la guerre à Gaza. Les autorités allemandes ont à plusieurs reprises interdit ou dispersé des rassemblements dénonçant l’offensive israélienne, invoquant des risques de troubles à l’ordre public ou des propos jugés contraires aux lois contre l’antisémitisme. L’année dernière, la police allemande est intervenue à de nombreuses reprises pour disperser des manifestations en soutien à Gaza, procédant à plusieurs arrestations. En octobre 2023, le parquet de Berlin avait indiqué traiter près de 3 200 dossiers ouverts par la police contre des manifestants ayant participé à des rassemblements critiques de la politique israélienne. Ces mesures suscitent des critiques croissantes dans les milieux juridiques et associatifs, notamment autour de la question de la protection des libertés fondamentales dans le cadre d’un débat aussi sensible que celui du conflit israélo-palestinien. Des voix s’élèvent pour dénoncer ce qui serait une interprétation excessivement restrictive de la loi, assimilant certaines formes de soutien à la cause palestinienne à une forme d’extrémisme. Alors que les tensions diplomatiques et communautaires s’intensifient en Europe en lien avec le conflit au Proche-Orient, l’Allemagne semble vouloir afficher une ligne intransigeante, quitte à s’exposer à des accusations d’atteinte à la liberté d’opinion. Le débat est désormais relancé sur la liberté d’expression en Allemagne. La France n’en mène pas plus large non plus. Elle justifie ses graves dérives dictatoriales par de scabreux et scandaleux raccourcis. A en croire la plupart de ses dirigeants, le fait de dénoncer l’apartheid, le colonialisme et le génocide israélien serait de l’antisémitisme. Quant à soutenir la juste et noble cause palestinienne, à les en croire, ce serait carrément du terrorisme.
Ali Oussi