Brahim Ghali  relève « l’échec » de l’ONU face aux « actions annexionnistes » du Maroc

Règlement du conflit du Sahara occidental

Brahim Ghali  relève « l’échec » de l’ONU face aux « actions annexionnistes » du Maroc

Le président sahraoui, Brahim Ghali, a relevé l’échec des Nations unies et de son  Conseil de sécurité à agir fermement face aux actions annexionnistes du Maroc au Sahara occidental , qui  a miné la crédibilité  de l’organisation.

Le président Ghali a souligné dans une lettre envoyée au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterress à l’occasion du 75e anniversaire de l’Organisation, « qu’en conséquence, l’ensemble du processus de paix des Nations Unies au Sahara occidental a été complètement paralysé ».

Il a, à cet égard, estimé  que « le retard dans la nomination d’un nouvel envoyé personnel du Secrétaire général pour le Sahara occidental après la démission de l’ancien président allemand Horst Köhler en mai 2019 n’a fait qu’ajouter à l’état de paralysie ».

Le chef de l’Etat sahraoui a rappelé à ce propos, que 29 ans s’étaient déjà écoulés depuis la création de la MINURSO par le Conseil de sécurité en avril 1991, sans que l’ONU réussisse à mettre à exécution le plan de règlement pour lequel elle a été créée. Cette mission, à savoir l’organisation d’un référendum libre et équitable par lequel le peuple du Sahara occidental pourrait exercer son droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance, mettant ainsi fin à la colonisation de la dernière colonie en Afrique ».

Il a réaffirmé que le front Polisario et le peuple sahraoui « ne peuvent toutefois jamais accepter que le Maroc persiste dans ses actions annexionnistes visant à enraciner de force son occupation illégale et à imposer un fait accompli dans les territoires occupés du Sahara occidental alors que les Nations Unies restent totalement silencieuses ».

A cet égard, il a fait savoir que « la patience du peuple sahraoui s’épuisait et, aujourd’hui, les Sahraouis disent aux Nations Unies et au monde, haut et fort, que cela suffit », avertissant que le Maroc commettrait une grave erreur  en persistant  à mettre à l’épreuve la patience du peuple sahraoui, « plus déterminé que jamais à défendre, par tous les moyens légitimes, ses droits sacro-saints et ses aspirations nationales légitimes à la liberté et à l’indépendance ».

A.M.