Des réseaux criminels Nigériens de traite des personnes , spécialisés dans la mendicité, s’installent massivement en Algérie

Des réseaux criminels Nigériens de traite des personnes , spécialisés dans la mendicité, s’installent massivement en Algérie.

Un village Nigérien , édifié à la périphérie de la Capitale Alger , dans l’Oued Megtaa kheira, sur le territoire de la Wilaya de Tipasa .
Les informations concernant l’édification d’un village Nigérien, au niveau de l’Oued Magtaa kheira , a circulé, depuis plusieurs mois .
Pour vérifier l’information , je me suis déplacé sur les lieux, à savoir l’Oued Megtaa kheira , sur le territoire de la Wilaya de Tipaza , exactement , dans la Commune de Douaouda .
En descendant dans l’Oued Megtaa Kheira , j’ai pu constater l’ampleur du phénomène .
Un village de baraques a été édifié sur les limites de deux wilayas , Alger et Tipaza , au niveau de l’Oued Megtaa kheira Commune de Douaouda .
En arrivant sur les lieux , aucun Nigérien sur les lieux. Les habitants Algériens qui résident à côté de l’oued se sont plaints des désagréments générés par ces derniers . Ils m’ont informé que ces migrants sortent très tôt le matin , vers 7h30 , pour rentrer vers 19 heures .
Selon les mêmes témoignages , ils sont au nombre , environ , de 350 femmes et enfants Nigériens , très mobiles, encadrés par des adultes Nigériens, qui organisent et encadrent ce grand trafic de la mendicité des enfants , au niveau des Wilayas du centre du pays, Alger , Tipaza et Blida.
Ce réseau bien organisé , loue tous les jours les services d’environ trente taxis clandestins , qui transportent ces femmes et ces enfants, très tôt le matin , sur plusieurs destinations, Alger , Tipaza et Blida , pour les ramener , le soir , vers le village Nigérien de Megtaa kheira .
Ce quartier était habité au début , par un petit groupe , de dix mendiants Nigérien , qui s’est développé progressivement , depuis une année .
On enregistre , tous les jours , l’arrivée de nouveaux mendiants du Niger qui sont accueillis dans ce quartier de Megtaa kheira, sous le contrôle total du réseau criminel de traite des personnes Nigériens.
C’est des villages entiers de Nigériens qui prennent la route vers l’Algerie , grâce à de puissants réseaux de trafic de migrants , et à des complicités locales, qui ont inondé le sud et le nord du pays .
Le choix de l’installation de ce village Nigérien , à Megtaa kheira, est préoccupant et non anodin.
Il indique la connaissance parfaite , par ces réseaux criminels Nigériens, des limites administratives, entre Alger et Tipaza , pour éviter toute intervention des autorités locales .
Ces réseaux s’installent , sur des sites biens étudiés , qui leur garantissent la discrétion et les déplacements rapides . Ils disposent de fins limiers Nigériens qui connaissent le terrain et ils sont à l’affût de sites répondant à ces deux exigences.
Ces réseaux de traite des personnes Nigériens sont interconnectés , au niveau de tout le territoire national, leur permettant de lancer des alertes , pour disparaître quelques temps , en vue d’éviter leur interception par les services habilités.
Les puces téléphoniques , utilisées par ces réseaux Nigériens , appartiennent généralement aux opérateurs Djezzy et Oredoo . Elles sont acquises dans le marché de la contrebande, soulevant moult questions , au sujet de ces deux opérateurs téléphoniques , dont les puces alimentent massivement le marché de la contrebande .
Ce réseau de traite des personnes, sont arrivées à disposer d’informations précises , sur les limites administratives, des Wilayas du centre du pays . Elles doivent certainement disposer d’autres informations , plus importantes , puisque les membres de ce réseau se déplacent en toute liberté , sur le territoire national, depuis plus d’une année, leur permettant de récolter toutes sortes d’informations , au sujet l’Algerie .
Nul ne peut nier que la migration est instrumentalisée , et qu’il y’a connivence entre les réseaux de trafic des migrants , de la traite des personnes et du terrorisme .
Ces migrants Nigériens , dont la totalité sont des Haoussas , très liés aux Haoussas du nord du Nigeria , sous le contrôle de Boko Haram , ont appris à parler en Algérie, l’arabe dialectal , qui leur permet de communiquer plus facilement , et de s’introduire dans les milieux populaires, sous le couvert de la détresse humaine.
Ces enfants Nigériens , réduits à l’esclavage, sont loués ou achetés au Niger, puis transférés en Algérie, par des réseaux de traite des personnes .
Les Algériens ont toujours été solidaires et ils ont toujours compati à la détresse de ces subsahariens . Un tél constat, ne doit pas cacher le drame de ces enfants réduits à l’esclavage , en Algérie , par des réseaux criminels Nigériens, de traite des personnes .
Les étrangers qui arrivent en Algérie , sur l’autoroute de l’Aéroport Houari Boumedienne , sont surpris par un spectacle désolant , des centaines de mendiants Nigériens , en détresse , au milieu de la voie publique , pratiquant en toute liberté la mendicité.
Les réseaux criminels de traite de personnes Nigériens , se sont installés avec force , dans plusieurs Wilayas. Ils organisent le commerce illicite de la traite des personnes , en prenant en otage des milliers de femmes et d’enfants Nigériens, pour la pratique forcée de la mendicité.
Le phénomène de la mendicité des femmes et des enfants Nigériens s’est développé , dans toute les wilayas du pays , provoquant le désagrément des populations locales qui sollicitent l’intervention urgente des pouvoirs publics .
Les réseaux criminels Nigériens sont en passe de transformer l’Algerie en Eldorado de la traite des personnes de l’Afrique , en clochardisant les villes Algériennes , dont le prestige est durement éprouvé .
L’Algerie est exposée à une migration massive , qui est appelée à prendre de l’ampleur , pour les années à venir, compte tenu de la dégradation de la situation économique et sécuritaire dans le Sahel et dans les pays de la CEDEAO , qui sont victimes de la puissante machine infernale du terrorisme de l’Etat Islamique , dans le grand Sahara .
L’Algerie qui a des obligations internationales , doit intensifier la lutte contre le trafic des migrants et de la traite des personnes et cela conformément à la Convention des Nations unies contre la criminalité transnationale organisée, dite Convention de Palerme , signée en décembre 2000 à Palerme .
 
Cette convention est complétée par trois protocoles additionnels, relatifs à la traite des personnes , au trafic illicite de migrants, au blanchiment d’argent et à la fabrication et au trafic illicite d’armes à feu .
Kacimi Hassen (*)
  • Ancien directeur au ministère de l’intérieur .
  • Consultant .
  • Spécialiste de la gestion des crises, des questions migratoires et des problématiques du Sahel .