Massacres de masse à Gaza : Au moins 23 morts dans des raids terrestres et aériens !
Le carnage des civils palestiniens poursuit inexorablement son cours sous le regard lâche et complice de la communauté mondiale. Des témoignages locaux affirment qu’au moins 23 civils sont morts dans de nouveaux raids terrestres et aériens contre l’enclave de Gaza. Parmi ces nouvelles victimes, figurent plusieurs femmes et enfants.
Les plus de deux millions de civils palestiniens de Gaza sont déjà victimes depuis plusieurs semaines d’un blocus total, les prive d’eau, de vivres, et les oblige à accepter leur déportation vers des pays comme l’Ethiopie, le Maroc t l’Indonésie.
L’enclave palestinienne, théâtre d’une nouvelle offensive militaire israélienne depuis le 18 mars, subit depuis vendredi matin une attaque terrestre à Gaza-ville. Une trentaine de Palestiniens auraient déjà été tués. En Cisjordanie, des soldats et des colons auraient assassiné deux personnes. Les colons, supplétifs de cette armée, la plus immorale du monde, prennent part à ce pogrom qui ne dit pas son nom.
Dans la bande de Gaza, les habitants subissent l’intensification des opérations militaires israéliennes. Depuis vendredi matin, ces forces ont commencé des attaques terrestres à Choujaïya, un quartier de Gaza-ville.
Dans un communiqué, l’armée a indiqué que cela visait à « étendre la zone de sécurité » en référence à la zone tampon qu’elle a établie à l’intérieur de la bande de Gaza, le long de la frontière entre la Palestine occupée et l’Égypte. Alors qu’au moins 30 personnes ont été tuées selon la Défense civile à Gaza depuis l’aube, des dizaines de milliers de Palestiniens ont repris le chemin de l’exode.
Ils tentent à nouveau de trouver des refuges dans des écoles, hôpitaux ou autres bâtiments publics, tous en partie détruits, et n’offrant aucune commodité, ou forme de protection.
Car l’armée d’occupation a renoué avec des ordres iniques d’évacuations pour les civils qui se retrouvent contraints de fuir une énième fois dans des zones prétendument sûres. « Prétendument », car, l’entité israélienne a encore visé jeudi des abris et des centres où se trouvent les déplacés comme le complexe scolaire dans l’est de la ville de Gaza.
Pratiquement, la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants de Gaza ont déjà été déplacés. Ce drame dépasse en intensité et en horreur tout ce que l’humanité a déjà subi de toute son histoire.
Punition collective et assassinat des journalistes et des médecins !
Face au nouveau blocus imposé par Israël depuis un mois contre l’entrée de l’aide humanitaire, le commissaire général de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine au Proche Orient) Philippe Lazzarini condamne : « Les autorités israéliennes continuent d’interdire l’entrée des produits de base : nourriture, médicaments, carburant : une punition collective. Les gens meurent de faim, le chaos et les pillages ont repris.
Hier (mercredi, ndlr), au centre de distribution de l’UNRWA, un homme a tiré des coups de feu en l’air. Des milliers de personnes se sont rassemblées. Le centre et les bâtiments environnants ont été pillés et endommagés. L’aide doit être autorisée et le siège doit être levé ». En Cisjordanie, la situation ne cesse de se dégrader pour les Palestiniens dans les territoires occupés.
Dans les environs de Bethléem, à Houssane, un jeune de 17 ans a été tué. Le maire, Jamal Sabatine, a confirmé que les soldats avaient tiré sur des lanceurs de pierres, jeudi, « en a tué un et blessé un autre. Les soldats les ont pris et ne les ont toujours pas rendus ». Un responsable du Croissant-Rouge palestinien a déclaré à l’AFP que son équipe avait été empêchée par les forces israéliennes de s’approcher de la scène, ce qui a empêché les médecins de fournir une assistance.
Quelques jours auparavant, dans le sud du territoire palestinien, quinze ambulanciers et secouristes, dont au moins un employé des Nations unies, ont été tués par l’armée israélienne le 23 mars.
Leurs corps avaient été retrouvés dans une fosse commune, près de Rafah. « Je suis horrifié par les meurtres de 15 personnels de santé et travailleurs humanitaires, qui soulèvent de nouvelles inquiétudes quant à la commission de crimes de guerre par l’armée israélienne », a déclaré Volker Türk devant le Conseil de sécurité de l’ONU. D’autres équipes d’urgence et d’aide avaient été frappées l’une après l’autre pendant plusieurs heures alors qu’elles cherchaient leurs collègues disparus a également relevé le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
Le criminel de guerre et bourreau des Palestiniens, Benjamin Netanyahou avait promis dans un appel aux crimes : « Nous morcelons la bande de Gaza et nous augmentons la pression pas à pas, afin qu’ils nous rendent nos otages ».
Le même jour, son ministre de la « Défonce », Israël Katz, avait également annoncé l’extension de l’offensive militaire à Gaza pour s’emparer de « larges zones » sous le fallacieux couvert de créer des « zones de sécurité ».
Depuis la rupture unilatérale du cessez-le-feu par l’entité israélienne, le 18 mars, les attaques aériennes ont largement repris. Et elles ont été particulièrement meurtrières, jeudi selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas et jugé fiable par l’ONU, avec plus de 100 personnes tuées en vingt-quatre heures.
Au total, près de 1 249 personnes seraient mortes en trois semaines, portant le bilan total à pas moins de 50 609, dont plus de 70 % sont des femmes et des enfants.
Kamel Zaidi