Washington renforce son arsenal au Moyen Orient : L’agression contre l’Iran se précise !
La redistribution des cartes géostratégiques et la redéfinition des rapports de force en Etats se poursuivent à très grande vitesse depuis l’attaque défensive du 7 octobre d’abord, et le retour de Trump à la tête des USA ensuite.
Plus imprévisible que jamais, le tandem Trump-Netanyahu donne carrément l’air de, ne guère vouloir s’arrêter à la « Riviera de Gaza » et à la neutralisation du blocus maritime yéménite imposé en mer rouge et au Golf d’Aden.
Les États-Unis et la Corée du Sud se sont mis d’accord sur un plan visant à transférer temporairement des batteries de missiles américains Patriot du pays asiatique vers le Moyen-Orient, selon les médias, dans le cadre de la campagne militaire menée par Washington contre les Houthis au Yémen.
Selon l’agence de presse sud-coréenne Yonhap, les deux parties ont conclu un accord en mars pour « déployer partiellement » les batteries Patriot PAC-3 pendant un mois.
C’est la première fois que des ressources militaires américaines sont déplacées de la Corée du Sud vers une zone d’opérations en dehors de l’Asie.
Les batteries Patriot sont utilisées en Corée du Sud dans le cadre d’un système de défense antimissile multicouche destiné à contrer les menaces balistiques et nucléaires de la Corée du Nord et de l’Iran, en coopération avec les moyens de défense aérienne coréens. N
BC News avait précédemment révélé que le secrétaire américain à la défense, Pete Hegseth, avait approuvé le transfert de deux batteries Patriot au Moyen-Orient, dans le cadre du renforcement des défenses américaines dans cette région, coïncidant avec l’escalade des opérations militaires contre les Houthis.
Il est vrai que l’attention du monde entier est focalisée sur la décision de Donald Trump de déclencher une guerre commerciale mondiale. Mais dans quelques semaines, celui qui s’est engagé le mois dernier à instaurer la «paix par la force » prévoit de se lancer dans une véritable guerre.
Celle que Tel-Aviv le pousse à déclencher contre l’Iran. Lundi passé, Trump a annoncé avec sa grandiloquence habituelle : « Si l’Iran ne parviennent pas à un accord, il y aura des bombardements… des bombardements d’une ampleur inédite. »
Certains observateurs ont estimé qu’il s’agissait là d’une nouvelle exagération. Mais la source israélienne a été claire : « Ce n’est pas une simple insistance insensée. C’est extrêmement important pour la stabilité d’Israël et du monde. » Pour l’entité israélienne, il y a alignement parfait des planètes, avec l’arrivée de Trump aux affaires, et les négociations qui piétinent concernant le programme nucléaire iranien. Le calendrier d’une attaque envisagée est encore incertain.
Mais Donald Trump a fixé aux Iraniens la date limite de fin mai pour accepter de commencer le démantèlement de leur capacité nucléaire.
Et, faisant écho à la préparation de la guerre en Irak, pour réadmettre les inspecteurs nucléaires expulsés d’Iran en 2023. Téhéran, loin de rester les bras croisés face à cette menace, a dévoilé une véritable ville sous-terraine recélant des centaines de missiles balistiques et subsoniques capables de frapper efficacement la Palestine occupée, ainsi que les bases et la flotte US basés dans la région…
Mehdi Ghayeb