Accablantes révélations sur les méthodes de travail des  « services marocains : Sexe, chantage et vidéos compromettantes

De g à d : le patron des services de sécurité et de renseignement du Maroc, Mohamed 6 roi du Maroc

Accablantes révélations sur les méthodes de travail des  « services marocains : Sexe, chantage et vidéos compromettantes

Yahia Zoubir, éminent chercheur et conférencier de renommée planétaire, m’a fait une hallucinante et inquiétante révélation en marge de l’entretien que j’ai eu la chance de faire avec lui.

Si la plupart des rencontres  de haut niveau se déroulent désormais au Maroc, il dit les bouder désormais de peur que les services de sécurité marocains ne lui montent un sale coup, et lui fabriquent un dossier  de toutes pièces.

Yahia Zoubir, homme intègre, dont la rectitude morale et scientifique forcent l’admiration, n’est pas parano pour subodorer de pareilles menaces. Des cas flagrants, accablants existent à profusion en effet.

C’est par exemple ce qui est arrivé à Fouad Abdelmoumni , analyste et politologue, réputé critique à l’endroit des gens du Makhzen. Des photos et vidéos le mettant en scène dans des attitudes sexuellement aberrantes ont en effet été envoyées à ses proches et contacts, histoire de le détruire, et de le faire taire définitivement.

M. Abdelmoumni dit que des dizaines de critiques du roi – des libéraux aux islamistes – ont fait face à des campagnes de diffamation similaires. Depuis 2019, le régime a jugé et emprisonné trois éminents journalistes pour délits sexuels, y compris le viol. Les médias sous l’emprise du makhzen les saluent comme des victoires.

Des journalistes indépendants se disent intimidés par le roi et ses tribunaux aux ordres. Plusieurs femmes qui ont témoigné contre les journalistes ont déclaré que leurs déclarations avaient été falsifiées.

Abdellatif El Hammouchi, à la tête des services de sécurité et de renseignement du Maroc, est directement impliqué dans ces sordides affaires, comme nous l’avion affirmé, preuves à l’appui depuis quelques semaines déjà.

L’officier de police, Wahiba Kherchiche est certainement la mieux placée pour en parler. Chef du service en charge de protection de la femme marocaine, elle a fait l’objet de harcèlements sexuels de la part de l’officier supérieur Boumehdi.

Mais, comme ce dernier est l’ami intime de ce super-flic qu’est Abdellatif Hammouchi, toutes ses plaints ont été classées sans suite. Résultat des courses : celui qui fait pisser de peur tous les dangereux terroristes de la région protège un vulgaire délinquant sexuel. Au reste, cette affaire sordide t grave ne serait pas la seule.

Hammouchi serait à l’image des services de sécurité de son pays, tombés aux mains de jouisseurs affairistes, vautrés dans le luxe et la luxure. Preuve en est que son ultime plainte, adressée au roi Mohamed VI lui-même a été accueilli par un flot d’injures obscènes.

Plus grave encore, ses tortionnaires ont menacé d’éliminer ses enfants si elle ne s’arrête pas. Et, cerise sur le gâteau, pour la faire taire définitivement, ils sont allés jusqu’à lui confectionner sur mesure un dossier d’adultère, voire e prostitution.

Une débauche –avec jeu de mot s’entend- de temps, d’énergie et de moyens a dû être déployée pour fabriquer ces vidéos et ces dossiers contre une femme qui continue, contre vents et marées, à croire à la justice de son pays.

Cela ne l’empêche pas quand même de rester sceptique face à l’hermétisme de l’ensemble des institutions de son pays. Dans son témoignage, en effet, Wahiba Kherchiche évoque une « totale omerta » au sein des services de sécurité marocains.

Elle en veut pour preuve une policière de ses connaissances ayant subi un innommable harcèlement pendant sa période de confinement sans rien pouvoir faire pour se défendre ou, à tout e moins dénoncer ses monstrueux bourreaux.

Il semble même que ce genre de pratiques soit courante, pour ne pas dire généralisées, dans les rangs des services de sécurité marocains. Pour preuve, le tout puissant Abdellatif Hammouchi a mis à l’œuvre les moyens colossaux dont il dispose pour fabriquer, tout récemment, un dossier d’adultère et de prostitution contre cette policière mère de famille, histoire de la faire taire et de la détruire carrément.

Quand on se remémore le nombre impressionnant d’opposant marocains ou de militants sahraouis disparus et morts sous la torture, avant d’être enterrés dans l’immense cour de la tristement célèbre « carcel negra » (prison noir), on admet volontiers que ces menaces ne sont pas balancées en l’air, simplement pour faire peur.

Mohamed Abdoun