Déficit de la balance commerciale : l’atout-maître des IDE

Déficit de la balance commerciale : l’atout-maître des IDE

L’équilibre de la balance commerciale, en déficit, pourra être retrouvé d’ici à fin  2022, prévoit le Chef de l’Etat. Sollicité par nos soins, Souhil Meddah, expert financier précise, tout de go, que dans une telle perspective, «nous aurons naturellement besoin de plus d’investissement, qui à travers une ouverture sur les IDE, va également nous fournir des ressources en devises sur le troisième compartiment de la balance des paiements, à condition que les apports en IDE ne s’arrêtent pas subitement».

Aussi, argumente-t-il, l’équilibre de la balance commerciale peut être «maintenu conjoncturellement par une voie protectionniste, mais il doit s’orienter vers les besoins de l’équilibre de la balance des paiements, en misant sur le rôle des tous les compartiments».

D’abord, la balance commerciale pour l’élargissement des exportations de biens et trouver les produits de substitution pour les achats des biens. Ensuite, ajoute l’expert, la balance courant qui doit aussi compter sur les revenus des services exportables avec notamment la maitrise des services importés,  de miser aussi sur des apports en IDE ou en IPE, qui doivent avoir une cadence de flux plus importante que celle des transferts des dividendes vers l’étranger».

Selon M. Meddah, «l’autorégulation de la balance commerciale dépend de deux éléments, l’élargissement des gammes des produits physiques exportables et la maitrise des importations en misant sur des politiques monétaires, fiscales et d’investissement et de compétitivité qui peuvent donner d’autres alternatives locales face aux offres qui viennent de l’extérieur».

Cette politique «peut dans un premier temps compter sur un modèle protectionniste tarifaire ou non tarifaire, mais avec le temps, c’est l’outil de l’investissement qui pourra d’une part diversifier les secteurs des exportations tout en restant sur des importations acceptables en couverture financière et quantitatives, ou d’autre part en comptant sur une politique de production nationale de substitution pour le compte des consommateurs divers». Plus loin, l’expert explique que la balance commerciale «qui n’est qu’un premier compartiment de la balance des paiements, ne peut pas à elle seule refléter toute la structure du déficit annuel».

Rappelons que la balance commerciale de l’Algérie a connu un déficit de 1,5 milliard de dollars durant le 1er trimestre 2020, contre 1,19 milliard de dollars à la même période en 2019, en hausse de 26,21%, selon les statistiques des Douanes. Les exportations algériennes ont atteint près de 7,62 milliards de dollars (mds usd) durant les trois premiers mois de l’année dernière et les importations ont, pour leur part, totalisé 9,12 mds usd.

Maya Merzouk