Louisa Hanoune : « Le PT s’insurge contre la marginalisation de la femme au Parlement » 

Louisa Hanoune : « Le PT s’insurge contre la marginalisation de la femme au Parlement » 

C’est une Louisa Hanoune mécontente des résultats du scrutin législatif, (le contraire aurait étonné plus d’un), qui à l’occasion de la session ordinaire du bureau politique du PT, est revenu avec détails sur le scrutin législatif avant d’énumérer  le bilan de l’activité du parti dans divers domaines, en fonction des objectifs énoncés lors de la dernière séance.

Revenant au scrutin en  du 12 juin, et après l’annonce des résultats officiels concernant divers aspects du processus électoral, la première responsable du parti a préféré ne pas s’étaler sur l’identité des partis et des personnes qui ont remporté des sièges, pas même dans la nature du processus électoral et ce qui s’est passé le jour du scrutin, ni dans « les déclarations étonnantes publiées après l’annonce des résultats des élections sur les différents partis soutenant les élections ou y participant ».

Pour Louisa Hanoune, « le Parti des Travailleurs  a décidé de ne pas participer à la législation parce qu’il a choisi le camp de la majorité rebelle, et nous avons enregistré que ces mentalités se distinguent sur tout le territoire national par l’escalade de la colère des travailleurs, à la fois juvénile et populaire, en raison de l’augmentation le malaise social et la confiscation des droits démocratiques et le recours automatique à la répression par le gouvernement » a-t-elle justifié avant d’aller plus loin dans son argumentaire.

Comment  un gouvernement peut-il imposer des politiques régressives dans tous les domaines et programmer par ses lois plus de privation sociale et de désertification, à l’image du projet que l’État renonce au soutien social qui constitue son caractère social hérité de la révolution et de l’indépendance, pour convaincre la majorité que le vote sera juste et qu’il s’agit d’un changement positif ? » s’est elle interrogée avant d’aborder la question de la présence des femmes dans l’hémicycle.

« Nous nous insurgeons contre la marginalisation de la femme au Parlement. L’aliénation de la majorité par rapport au processus électoral a alimenté les dérives dangereuses qui ont caractérisé la campagne électorale, telles que le mépris des femmes et une grave violation de notre identité amazighe d’origine à des fins de déconstruction et d’utilisation de la religion et d’horribles tendances économiques et sociales, ainsi que comme des attaques contre la voie révolutionnaire et les partis qui ont décidé de ne pas participer »,  s’est offusquée la SG du PT.

Concernant la confection des listes électorales, Louisa Hanoune a balayé d’un revers de main sa conception et surtout sa portée.

« La promotion de listes libres constituées par un grand pourcentage d’activistes   confirme que le pluralisme partisan en particulier et la démocratie politique en général sont en danger après que la soi-disant société civile a été fortement impliquée dans le processus électoral, tandis que le parlement est par excellence un cadre politique dans lequel les élus des courants politiques organisés se réunissent en partis politiques », a-t- elle lâché pour souligner, selon elle, les dépassements qui ne servent pas la démocratie.

Ferhat Zafane