Elle succède à Jean Castex : Elisabeth Borne, deuxième femme, Première ministre de France

Elle succède à Jean Castex : Elisabeth Borne, deuxième femme, Première ministre de France

L’Histoire se répète en France, trente ans après.  En effet, après Edith Cresson, unique femme Première ministre jusqu’ici, c’est donc Elisabeth Borne que le président français, réélu Emmanuel Macron a choisie.

Elle succède ainsi à Jean Castex qui a remis sa démission à Emmanuel Macron. La passation de pouvoir a eu lieu ce lundi, en début de soirée.

«Il faut agir plus vite et plus fort» face au «défi climatique et écologique», a déclaré la nouvelle cheffe du gouvernement français, à Matignon lors de la passation de pouvoir avec Jean Castex.

«Nous pourrons le faire en associant encore davantage les forces vives de nos territoires, parce que c’est bien au plus près des Français qu’on trouvera les bonnes réponses», a ajouté la nouvelle Première ministre.

« Au gouvernement depuis 2017, Élisabeth Borne, née en 1961,  est proche d’Emmanuel Macron depuis ses débuts à la présidence de la République en 2017. Avant d’être au ministère du Travail, elle s’est occupée de l’Ecologie et des Transports », rappellent des médias locaux.

Début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l’Education nationale auprès de Lionel Jospin puis, à partir de 1992, de Jack Lang. Elle reviendra plusieurs fois à des postes stratégiques auprès d’élus ou de ministres de gauche : entre 2008 et 2013, elle travaille auprès de Bertrand Delanoë et Anne Hidalgo en tant que directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris, puis quitte la capitale pour devenir préfète de la région Poitou-Charentes et de la Vienne, première femme à occuper ces postes.

Début 2018, comme ministre des Transports, elle conduit une réforme de la SNCF consistant en l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire, la transformation du statut de l’entreprise et l’arrêt du recrutement au statut de ses agents à partir du 1er janvier 2020, ainsi que la reprise progressive par l’État de 35 milliards d’euros de la dette de l’entreprise publique. Elle doit alors faire face à l’une des plus longues grèves de la SNCF.

Si elle parvient à faire voter cette réforme, elle affronte l’hostilité d’une majorité du monde cheminot et au sein de la gauche radicale, qui l’accusent d’affaiblir le secteur ferroviaire. Son appel adressé aux cheminots «à prendre leurs responsabilités» a eu le don d’attiser un peu plus les flammes de leur colère.

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes le 8 mars dernier, Elisabeth Borne déclare dans Forbes vouloir poursuivre «le combat pour l’égalité́ professionnelle qu’elle juge essentiel et dont le bien-fondé́ et parfois remis en cause». «En même temps, quand on regarde l’échiquier politique, on voit que les personnalités qui demandent un retour en arrière sont très isolées. N’oublions pas que les femmes forment la moitié de l’humanité et la moitié de l’électorat», ajoute-t-elle.

R.I

 

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