Explosions de Beyrouth : le président libanais n’exclut pas une interférence étrangère  

Explosions de Beyrouth : le président libanais n’exclut pas une interférence étrangère   

Le président libanais, Michel Aoun, a avancé vendredi, parmi les cause  de la double explosion qui a ravagé mardi dernier le port de Beyrouth faisant au moins 135 personnes et  plus de 5 000 blessés, « la négligence » ou « la possibilité d’une interférence extérieure comme un missile, une bombe ou un autre moyen ». Le chef de l’Etat libanais, a indiqué que « l’enquête sur la double explosion meurtrière et dévastatrice dans le port de Beyrouth n’exclut pas l’hypothèse d’une intervention extérieure », ajoutant que  « la cause n’a pas encore été déterminée. Il y a la possibilité d’une interférence extérieure comme un missile, une bombe ou un autre moyen ». Il a expliqué que « des recherches seront menées dans trois directions, premièrement, comment le matériau explosif est entré et a été stocké, deuxièmement, est-ce que l’explosion est le résultat d’une négligence ou d’un accident  et troisièmement, la possibilité qu’il y ait une interférence extérieure ». Alors qu’au moins 16 fonctionnaires du port de Beyrouth et des autorités douanières ont été placés en détention dans le cadre de l’enquête sur l’explosion d’un entrepôt où étaient stockées des tonnes de nitrate d’ammonium, c’est la première fois depuis le jour de la catastrophe qu’une voix officielle évoque la possibilité de l’intervention étrangère dans la seconde explosion, la plus dévastatrice. Si pour l’heure, seul le Hezbollah, ennemi juré d’Israël, accuse ce dernier d’être l’instigateur de la catastrophe, c’est pour la première fois que la piste étrangère est pointée du doigt du coté officiel. Israël, qui a tout à gagner de voir le port de Beyrouth détruit, avait à plusieurs reprises accusé le Hezbollah de l’utiliser comme lieu de transit de son armement. Le premier ministre israélien avait affirmé en 2018 aux Nations unies que le Hezbollah utilisait le port de Beyrouth pour acheminer ses armes et avait promis de frapper les stocks d’armement de ce mouvement qui donne du fil à retordre à l’armée israélienne pourtant plus équipée et bénéficiant de l’aide inconditionnelle du parrain américain. Dès les premiers instants des explosions, Israël avait nié son implication dans cette catastrophe, proposant même son « aide humanitaire » au Liban, pour mieux camoufler sa prétendue « innocence ». Les autorités libanaises devraient se poser la question « à qui profite le crime », avant de tirer les conclusions de l’enquête, dans les tout prochains jours.

Adel Meziane

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