Fusillade devant l’ambassade de France en Tanzanie : Quatre morts

Fusillade devant l’ambassade de France en Tanzanie : Quatre morts

L’insécurité règne à Dar es-Salaam, capitale économique de la Tanzanie. Trois policiers et un agent de sécurité privée y ont été tués mercredi dans une fusillade à proximité de l’ambassade de France, a annoncé un responsable de la police.

 L’agresseur, dont les motivations sont pour l’instant inconnues, a été abattu par les forces de police devant le bâtiment de la représentation française. « Il est trop tôt pour conclure qu’il s’agit de terrorisme, nous enquêtons toujours sur les motivations », a déclaré le chef des opérations de police, Liberatus Sabas, ajoutant que six personnes ont également été blessées. 

L’organisme SITE, spécialisé notamment dans la surveillance de sites djihadistes, a rapporté dans la soirée qu’un média lié au groupe Etat islamique (EI) avait évoqué une « attaque sur l’ambassade de France » à Dar es-Salaam menée par un homme de nationalité somalienne. Aucune revendication n’a toutefois été formulée. Les échanges de tirs ont eu lieu à la mi-journée sur Ali Hassan Mwinyi Road, avenue de Dar es-Salaam où se trouvent plusieurs ambassades et représentations étrangères.

Des vidéos diffusées par un média local montrent un homme armé d’un fusil automatique, vêtu d’une chemisette à carreaux et portant un kufi (calotte de prière musulmane) blanc, marchant sur un trottoir, longeant notamment un bus et un tuk-tuk. On le voit ensuite être abattu alors qu’il se trouvait devant l’entrée de l’ambassade de France. La présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan a exprimé ses condoléances pour les quatre décès et demandé une enquête approfondie.

Le parti d’opposition Alliance pour le changement et la transparence a également appelé à des investigations minutieuses. « J’exhorte vivement l’Etat, et en particulier les services de sécurité, à enquêter pleinement sur ce qui s’est passé aujourd’hui et à en comprendre la cause. Nous devons savoir s’il s’agissait d’un événement isolé ou (s’il y a) des implications plus importantes pour la sécurité de notre nation », a déclaré le dirigeant du parti, Zitto Kabwe, sur Twitter. Le ministère français des Affaires étrangères n’a pour le moment fait aucun commentaire.

R.I.