Modernisation de la Justice : la révision du statut de la Magistrature incontournable

Modernisation de la Justice : la révision du statut de la Magistrature incontournable

Le Premier ministre, ministre des Finances, Aïmene Benabderrahmane, a affirmé, lundi à Alger, que la consolidation des libertés et la modernisation de la Justice passaient par la révision des statuts de la Magistrature et du Conseil supérieur de la Magistrature dont l’installation est prévue avant la fin de l’année.

le plan d’action du Gouvernement à l’APN, M. Benabderrahmane a affirmé que le Gouvernement «s’emploie à consolider les libertés et moderniser la justice, en renforçant son indépendance et son efficacité par la révision des lois organiques relatives aux statuts de la magistrature et au Conseil supérieur de la magistrature, dont l’installation est prévue avant la fin de l’année».

Le Gouvernement s’engage à «redoubler» d’efforts pour «améliorer la qualité et l’efficacité de l’action judiciaire et du service public lié à la justice», ainsi qu’à faciliter l’accès à la Justice, notamment en révisant le cadre juridique de l’assistance judiciaire, le renforcement des mécanismes qui facilitent cette assistance et l’amélioration des performances du système pénal».

Le Premier ministre s’est engagé, dans le cadre de l’exercice des droits et des libertés, à accorder «plus de flexibilité» au cadre juridique relatif à la création d’associations et de partis politiques, ainsi qu’au droit d’exercice des libertés, de réunion et de manifestation pacifique dans le cadre du strict respect des lois de la République», soulignant que ces droits «devront être renforcés à travers une presse et des médias libres et responsables qui œuvrent pour garantir le droit du citoyen à une information objective et crédible».

Le Premier ministre a également évoqué la garantie de la sûreté et la sécurité des personnes et de leurs biens, soulignant qu’il s’agit d’une priorité pour le gouvernement qui s’attèle à «renforcer» les moyens humains et matériels des services de sécurité, de sorte à leur permettre de «faire face à toute violation des droits des citoyens ou atteinte à leurs biens mais aussi pour continuer à lutter contre la criminalité sous toutes ses formes, notamment en ce qui concerne la cybercriminalité et celles liées au blanchiment d’argent, au crime organisé, au trafic de drogue et à tous les actes interdits».

Dans le même cadre, il a fait savoir que le Gouvernement œuvre à mettre en place une «nouvelle politique» de prévention des accidents de la route à travers une «nouvelle loi relative à l’organisation»  de la sûreté et la police de la circulation».

Par ailleurs, le même responsable a souligné que le renouvellement de la gouvernance pour «une performance plus efficace et une plus grande transparence» revêt un «caractère stratégique» étant une «condition essentielle» à la réussite de toute réforme dans tous les domaines.

Le Premier ministre a indiqué, en outre, que le rétablissement de la confiance des citoyens en les institutions de l’Etat constituait un «facteur important» pour réussir le processus de réforme engagé par l’Etat dans tous les domaines, c’est pourquoi le gouvernement s’emploiera à le réaliser en «poursuivant la moralisation  de la vie publique et en privilégiant la performance qualitative dans le travail administratif».

Le gouvernement, ajoute M. Benabderrahmane, continuera à «consacrer» le mérite, la compétence et l’intégrité comme «critères» à remplir en vue d’accéder aux fonctions publiques de l’Etat en toute transparence, en plus de la «modernisation» l’administration publique et la «réforme» de la fonction publique outre la réorganisation de l’administration publique et l’«amélioration» de la gestion du service public.

Pour ce faire, le Gouvernement accordera un intérêt particulier à l’accélération de l’achèvement du processus de simplification des procédures administratives» étant un «élément clé» dans le processus de modernisation de l’administration publique, ajoute le Premier ministre, qui a affirmé que l’appareil exécutif fera également «accélérer» le rythme de la transition numérique et «réunir» toutes les conditions de la réalisation du e-gouvernement dans le cadre d’une approche globale et coordonnée qui permettra l’utilisation commune des ressources, la mise en place de mécanismes d’interconnexion entre les différents acteurs et la «promotion» de la production de contenus numériques nationaux, ainsi que la «sécurisation» des systèmes d’information.

M. Benabderrahmane a déclaré que l’action du gouvernement intervenait dans le cadre du respect de l’engagement du Président de la République concernant la révision du système législatif de manière à permettre de «séparer l’argent de l’action politique», et «encourager» l’émergence d’une nouvelle génération d’élus sur la base de «l’efficacité et de l’intégrité», ce qui a assuré le «succès» des élections législatives du 12 juin dernier et, par conséquent l’installation de la première Assemblée populaire nationale (APN) suivant la «nouvelle formule».

R.N.