Satef : Vers une grève générale

Satef : Vers une grève générale

Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef) a annoncé l’organisation d’une grève nationale générale, dont la date sera fixée ultérieurement, pour protester contre le retard pris par le ministère à répondre aux revendications soulevées.

Dans un communiqué à l’issue de la réunion du Conseil national, le Satef a renouvelé son adhésion à un ensemble de revendications soumises au ministère de l’Éducation nationale, pointant la dégradation des conditions dans le secteur et l’effondrement du pouvoir d’achat.

Parmi les revendications les plus importantes figurent le rétablissement du droit à une retraite relative et à la retraite sans condition d’âge légal, la réforme du système éducatif avec la participation d’experts et des personnes du secteur, et la reconsidération des programmes et du contenu des manuels scolaires dans tous les cycles.

Ainsi que la demande urgente de faire passer la prime d’amélioration des performances et le traitement pédagogique de 15% à pas moins de 60 %, d’accélérer les augmentations de salaire, de reconsidérer le système compensatoire et de créer un observatoire national pour protéger le pouvoir d’achat. Le syndicat réclame également la promulgation d’une loi spéciale qui garantit l’abolition des grades de « honte » dits périssables et un traitement définitif et équitable entre toutes les étapes et les cycles de l’enseignement.

En plus d’accorder des privilèges particuliers pour permettre à l’éducateur d’occuper une place décente dans la société, d’uniformiser la classification des cycles pédagogiques et d’adopter la promotion automatique de tous les cycles dans toutes les phases, d’ouvrir le champ de l’emploi pour alourdir la charge des enseignants touchés par des programmes, notamment dans les cycles moyen et secondaire, le règlement définitif du statut des diplômés restants Écoles supérieures d’enseignants, l’intégration des cycles communs et des ouvriers professionnels dans le secteur de l’éducation nationale, et la suppression définitive de l’article 87 bis

Les demandes comprennent également la réparation des cycles affectés par les déséquilibres du droit privé, le personnel de laboratoire, les intérêts économiques, le personnel d’orientation et de conseil scolaire, le personnel d’alimentation scolaire, les consultants en éducation, les superviseurs et assistants de l’éducation, les directeurs et les directeurs adjoints.

Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation et de la formation appelle à l’équité envers les enseignants formés après 2012 en leur permettant de bénéficier de la promotion au grade de professeur de composante, ainsi qu’en ouvrant la voie à la promotion des enseignants qui ont été formés au grade de directeur afin de réduire le problème du contrôle administratif des établissements d’enseignement, l’emploi d’assistants pédagogiques et administratifs dans les écoles primaires, et le refus d’assigner toutes les tâches non pédagogique pour les enseignants du primaire, libérant les écoles primaires de l’emprise des collectivités locales et soutenir le budget de fonctionnement des collèges et lycées pour assurer de meilleures conditions de scolarisation.

Enfin, le syndicat demande également l’attribution de quotas de logement pour les éducateurs sous différents formats, et la promulgation d’une loi qui protège les employés et les travailleurs du secteur et criminalise tout dépassement  à leur encontre.

 Yahia Maouchi

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