Sonatrach : A la conquête du meilleur

Sonatrach : A la conquête du meilleur

Sonatrach évolue bien dans la cour des grands. Elle enchaîne les prouesses. Et les perspectives s’annoncent meilleures. Le groupe, comme l’affirme son P-dg, Toufik Hakkar, table sur un chiffre d’affaires oscillant entre 28 à 30 milliards de dollars, si le prix du
baril se maintient à 65-70 dollars. En dépit d’une crise sanitaire dévastatrice à l’échelle mondiale, Sonatrach a su tirer son épingle de jeu. Si le Covid-19 a poussé la plupart des partenaires et collaborateurs étrangers à rentrer dans leur pays d’origine, Sonatrac a trouvé une belle parade en ayant recours aux compétences nationales.

Le récent classement annuel des meilleures 500 entreprises africaines réalisé par le magazine Jeune Afrique, l’a hissé au premier rang en Afrique pour l’année 2021.

L’entreprise a su préserver ses activités en cours tout en développant d’autres. Deux à trois projets seront lancés d’ici la fin de l’année dans le domaine de l’exploration et la production. L’exploitation en off-shore interviendra au moment opportun. M. Hakkar  affirme que Sonatrach est prête à relever le défi.

Le groupe reste sur une bonne dynamique ces derniers mois. Des projets importants sont engagés. Avec Shell International Trading and Shipping Company Limited, un protocole d’entente était signé le 1er avril dernier. Il fournit un cadre pour permettre aux entreprises d’explorer des moyens de coopération sur l’approvisionnement et le négoce du pétrole brut, du gaz naturel et des produits dérivés du pétrole ainsi que sur le commerce des produits environnementaux.

Des projets et des engagements

Il est aussi question pour les deux partenaires de discuter des moyens de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’améliorer les pratiques de gestion du carbone. Tout récemment, Sonatrach s’est engagé avec l’indonésien Pertamina pour renforcer leur collaboration stratégique en vue d’accroitre leur portefeuille d’activités en Algérie et à l’international. Le potentiel de coopération inclurait, notamment, des projets existants et/ou nouveaux dans l’amont, l’approvisionnement en pétrole brut et en GPL, les énergies
renouvelables et la recherche & développement.

Des accords, oui. Des engagements, aussi. En effet, le groupe affirme sa détermination à intensifier ses efforts pour atténuer les émissions de gaz à effet de serre (GES), à travers l’amélioration de l’efficacité énergétique, l’élimination du torchage. M. Hakkar ne pourra être plus clair : «Sonatrach ne ménagera aucun effort pour s’attaquer aux autres problèmes environnementaux pour protéger la biodiversité du patrimoine naturel national, préserver la qualité et la disponibilité des ressources hydriques du pays, garantir la qualité
de l’air et utiliser efficacement les ressources naturelles». L’autre engagement du groupe est celui de participer résolument à l’effort national de réussir la transition énergétique.

Dr Toufik Hakkar, Pdg du Groupe Sonatrach

 

Dr. Hakkar : un patron au sens vrai du terme

Ne laissant rien au hasard, Sonatrch se développe en interne. Une convention collective de la branche Hydrocarbures a été signée entre la Direction générale du Groupe Sonatrach et la Fédération nationale des travailleurs du pétrole, du gaz et de la chimie (FNTPGC).

Ainsi, le groupe ouvre de nouvelles perspectives aux filiales du groupe et  renforce leurs relations et échanges en vue de concourir au bien-être  des travailleurs, à l’amélioration continue des conditions de travail, à l’exécution efficiente de la politique sociale et au développement des initiatives de coopération en matière de santé, de sécurité et
d’environnement.

Une politique d’éthique sera prochainement signée, avec une définition d’un référentiel. Si le travail d’équipe du groupe force l’administration, son patron effectue un travail des plus remarquables. Sans tambour ni trompette, il brandit l’inusable «je
pense, d’onc j’agis». Derrière un homme discret, se cache un talent inestimable.  Et c’est à juste titre que le  le magazine Forbes Middle-East, l’a classé 5e meilleur manager dans la région.

En un mot, c’est l’homme qu’il faut, à la place qu’il faut.

Yacine Bouali