Alors que l’ONU est bâillonnée par Washington : Le bilan de l’agression contre Ghaza grimpe à 20 morts !

Alors que l’ONU est bâillonnée par Washington : Le bilan de l’agression contre Ghaza grimpe à 20 morts !

La confrontation militaire à distance entre les branches armées du Hamas et du Djihad Islamique et l’armée israélienne a rythmé la nuit de lundi 10 à mardi 11 mai à Gaza et dans le sud d’Israël sans perspective de désescalade immédiate. Une pluie de missiles tirée à intervalles irréguliers depuis l’enclave palestinienne contrôlée par le mouvement islamo-nationaliste s’abat après un an de calme relatif. 

L’entité sioniste réplique s’sauvagement et aveuglement en visant délibérément les civils désarmés, et même les enfants . Des responsables des brigades Izz al-Din al-Qassam, la branche armée clandestine du Hamas, sont visés. Un commandant de l’organisation a été tué, et une maison du quartier Shajaia dans la ville de Gaza appartenant à une personnalité du Hamas atteinte par une frappe.

Le Hamas a engagé ce nouveau conflit peu après l’évacuation – la deuxième en trois jours – par les policiers israéliens de l’Esplanade des mosquées, le troisième lieu saint de l’islam. La question de Al Qods n’était pas, pourtant, jusque-là, son sujet majeur de préoccupation. Le mouvement tente de récupérer la révolte qui gronde parmi les résidents palestiniens de la Ville sainte, en particulier chez des jeunes sans appartenance politique, depuis le début du ramadan.

Il avait appelé ses sympathisants vivant en Israël à se rassembler en permanence dans l’enceinte du lieu saint, ce qu’ils ont visiblement fait à en juger par les slogans entendus et les drapeaux vus sur l’esplanade. Les quelque 500 blessés comptabilisés à la suite des heurts ont servi de détonateur et d’effet d’aubaine. Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l’Onu s’est réuni lundi 10 mai en urgence sur les violences à Al Qods, mais sans s’entendre sur une déclaration commune, les États-Unis jugeant qu’un «message public n’était pas opportun à ce stade», selon des diplomates.

À l’issue de nouvelles consultations dans l’après-midi sur la possibilité de publier un texte commun appelant à une désescalade, plusieurs diplomates ont indiqué à l’AFP qu’il ne devrait pas y en avoir lundi. Dans la matinée, les États-Unis avaient expliqué à leurs 14 partenaires du Conseil, lors d’une visioconférence qui s’est tenue à huis clos, «travailler en coulisses» pour apaiser la situation et «n’être pas sûrs qu’à ce stade une déclaration aiderait».

«Les États-Unis sont engagés de manière constructive pour garantir que toute action du Conseil de sécurité contribue à apaiser les tensions», s’est bornée à indiquer dans le courant de l’après-midi un porte-parole de la mission américaine auprès de l’Onu. Lors de la réunion tenue à la demande de Tunis, la Norvège, la Tunisie et la Chine avaient présenté un projet de déclaration réclamant «à Israël d’arrêter les activités de colonisation, de démolitions et d’expulsions» de Palestiniens, «y compris à Al Qods-Est».

Dans ce document obtenu par l’AFP, le Conseil exprimait aussi «sa grave préoccupation face aux tensions et violences croissantes dans la Cisjordanie occupée, y compris Al Qods-Est». Il soulignait aussi «l’importance» pour toutes les parties «de s’abstenir de prendre des mesures unilatérales qui exacerbent les tensions et sapent la viabilité de la solution à deux États».

Et il leur demandait de «faire preuve de retenue, de s’abstenir de toute provocation et de rhétorique, et de maintenir et respecter le statu quo historique dans les lieux saints». L’un des vecteurs de tension des dernières semaines à Al Qods-Est est le sort de familles palestiniennes du quartier de Cheikh Jarrah menacées d’expulsion au profit de colons juifs. Lundi, l’escalade s’est encore accrue avec des tirs de roquettes de Gaza vers Israël et des frappes meurtrières de l’État hébreu contre le Hamas, soit l’une des plus importantes augmentations de violences de ces dernières années.

R.I.