Famine : la FAO appelle à agir contre le risque de famine au Yémen et dans certains pays africains

Famine : la FAO appelle à agir contre le risque de famine au Yémen et dans certains pays africains

Le Directeur général de la FAO, QU Dongyu, a averti le Conseil de sécurité des Nations Unies de la menace de famine qui pèse sur le Yémen, le  Burkina Faso et le Soudan du Sud », appelant à mener de « toute urgence » une intervention humanitaire unie « pour sauver des vies et préserver les moyens d’existence », a indiqué vendredi la FAO dans un communiqué.

«Malheureusement, les conflits et l’instabilité, que le Covid-19 ne fait qu’accentuer, aggravent la faim et l’insécurité alimentaire aiguë dans beaucoup d’autres contextes, en particulier dans les zones où les conflits et d’autres facteurs, tels que les turbulences économiques et les conditions météorologiques extrêmes, plongent déjà les populations dans la faim et la pauvreté», a-t-il déploré.

Le chef de la FAO a également, alerté sur « la situation catastrophique » au nord du Nigéria, en République démocratique du Congo où la faim touche plus de 21 millions de personnes, en Somalie et au Soudan, selon la même source.

Au Yémen, il a signalé que « le criquet pèlerin faisait peser une menace supplémentaire sur les disponibilités alimentaires »,  exhortant « toutes les parties concernées à faire le nécessaire pour permettre l’exécution des opérations de lutte destinées à empêcher ce ravageur d’aggraver encore davantage la situation au Yémen et ailleurs».

Par ailleurs, il s’est dit  « très alarmé » par l’aggravation de la situation au Burkina Faso, « où le nombre de personnes souffrant de l’insécurité alimentaire aiguë à un niveau de crise ou pire, a presque triplé ».

En Somalie, 3,5 millions de personnes se trouvaient dans une situation d’insécurité alimentaire aiguë à un niveau de crise ou pire depuis juillet 2020, a-t-il dit, ajoutant que cette hausse de 67 % par rapport au pic de 2019 est le résultat du triple choc survenu cette année, du fait du Covid-19, des inondations et de la recrudescence du criquet pèlerin.

«Bien que la lutte contre les criquets ait considérablement progressé, la FAO ne ménage pas ses efforts pour pérenniser les opérations d’enrayement», a précisé le Directeur général.

Au Soudan, le nombre de personnes ayant besoin d’une aide humanitaire d’urgence « a augmenté de 64 % entre juin et septembre 2020, pour atteindre environ 9,6 millions », a-t-il signalé, relevant que « ce chiffre est le plus élevé jamais enregistré dans le pays, et les fortes inondations ne font qu’aggraver la situation ».

Le chef de la FAO a estimé que « le Conseil de sécurité pouvait jouer un rôle crucial face au risque d’insécurité alimentaire aiguë liée aux conflits, en encourageant le dialogue et en trouvant des solutions aux conflits et aux violences ».

Ab. M.