Entrée de l’entité sioniste à l’UA en tant qu’observateur : La décision finale revient au sommet prévu en février

Entrée de l’entité sioniste à l’UA en tant qu’observateur : La décision finale revient au sommet prévu en février

La bataille engagée par l’écrasante majorité des Etats membres de l’Union Africaine (UA), pour contrer la décision malencontreuse et malheureuse du président de la commission, le tchadien Moussa Faki Mahamat, d’admettre l’entité sioniste en qualité d’observateur, est encore loin d’avoir dit son dernier mot. En cause : les manœuvres dilatoires exercées par les ministres des Affaires Etrangères du Maroc, du Nigéria et du Congo. La rencontre de l’UA, à l’échelle des chefs de la diplomatie des Etats membres, qui se tient présentement à Addis-Ababa, capitale de l’Ethiopie et siège de l’UA, n’a e effet pas réussi à trancher définitivement cette question. L’Afrique du Sud, le Niger, le Sahara Occidental et l’Algérie n’ont hélas pas obtenu un recul total et définitif par rapport à la décision unilatérale et irréfléchie de Moussa Faki Il reviendra donc au prochain sommet, prévu au mois de février de l’année prochaine de trancher définitivement cette affaire de trahison dont a été victime l’UA de la part de Moussa Faki, qui se voyait déjà dans les habits de président tchadien au lendemain de la mort subite du président tchadien Idriss Déby Itno. L’entité sioniste, puissance occupante de la Palestine, y applique une politique d’apartheid, criminelle et terroriste, parfaitement prouvée et documentée par de nombreux rapports occidentaux que l’on ne peut certainement pas soupçonner d’être pro-palestiniens. La politique appliquée par l’entérite sioniste contredit foncièrement l’esprit et la lettre des principes fondateurs de l’UA. Cette entité n’a absolument pas sa place au sein de l’UA. Le Maroc non plus d’ailleurs. La décision malencontreuse de Moussa Faki, sans doute sous-tendue par des considérations politiciennes, et pécuniaires aussi, n’en demeure pas un moindre mal le statut d’observateur, et non pas de membre observateur comme souligné par nous dans de précédents articles, n’accorde en effet pas le droit de voter, ni de prendre la parole durant les multiples séances de travail. Il n’en demeure pas moins que le loup a bel et bien été sciemment introduit au sein de la bergerie africaine. Rude sera le combat pour l’en déloger. Mais, cela sera fait. Assurément. Notre diplomatie y travaille d’arrache-pied. Elle n’est pas la seule, bien entendu. A ce propos, notre chef de la diplomatie, Ramtane Lamamra, s’est vu forcé de se départir de la terminologie aseptisée pour s’exprimer à cœur ouvert :  « Le débat de plusieurs heures que les Ministres africains des Affaires Étrangères viennent d’avoir sur la question controversée du statut d’observateur accordé à Israël par Moussa Faki a mis en évidence une profonde division des États membres de l’Union Africaine. Les nombreux pays qui, comme l’Algérie, se sont opposés à la décision malencontreuse et dangereuse du Président de la Commission ont défendu l’intérêt suprême de l’Afrique qui s’incarne dans son unité et celle de ses peuples. Il est donc regrettable que la proposition du Nigeria, élaborée avec l’Algérie, tendant à restaurer immédiatement le statu quo ante n’ait pas été acceptée par une minorité activiste représentée par le Maroc et quelques uns de ses proches alliés dont la République Démocratique du Congo qui a assuré une présidence particulièrement partiale de la séance. Les plaidoiries de l’Afrique de Sud et de la République Arabe Sahraouie Démocratique en faveur de la juste cause du peuple palestinien ont mis opportunément en perspective l’atteinte grave portée par la décision de Moussa Faki au patrimoine historique de lutte de l’Afrique contre le colonialisme et l’apartheid. En définitive, les Ministres du courant majoritaire qui ont conscience que la crise institutionnelle engendrée par la décision irresponsable de Moussa Faki tend à rendre irréversible la division du continent, ont accepté de soumettre la question au Sommet des Chefs d’Etat de l’Union Africaine prévu au mois de février prochain. Il faut donc espérer que le Sommet marquera un sursaut salutaire d’une Afrique digne de son Histoire et ne cautionnera pas une cassure irrattrapable ». Espérons que les voix et voies de la sagesse et de la justice finiront par l’emporter. Il y va, ma foi, de la crédibilité et même du devenir de notre respectable et très respectée UA.

Mohamed Abdoun

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